Dans un geste symbolique fort, les lauréats du concours Génie en Herbe – Trophée Patrick Muyaya ont été reçus jeudi 28 août 2025 au cabinet du ministre de la Communication et Médias. Cette rencontre hautement significative entre l’équipe championne de l’Institut Saint Joseph Bonsomi et le ministre Patrick Muyaya Katembwe souligne l’importance croissante accordée à l’excellence scolaire en République Démocratique du Congo.
Comment ne pas voir dans cette initiative une lueur d’espoir pour le système éducatif congolais ? Alors que de nombreux défis persistent, la valorisation des talents jeunes et brillants apparaît comme une priorité nationale. Le ministre, lui-même ancien participant à ce concours durant sa jeunesse, incarne parfaitement cette continuité dans la promotion du savoir.
« Votre victoire est une fierté nationale et démontre que l’avenir de notre pays repose entre des mains ambitieuses et déterminées », a déclaré Patrick Muyaya devant les élèves visiblement émus. Cette reconnaissance officielle dépasse le simple cadre protocolaire : elle représente un signal fort envoyé à toute la jeunesse congolaise sur l’importance de la persévérance scolaire.
La troisième édition de ce concours interscolaire de langue française, organisée du 5 au 8 août 2025 au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, a rassemblé des établissements de cinq provinces différentes. Une diversité géographique qui témoigne de l’engouement croissant pour ce type de compétitions intellectuelles. Mais au-delà de la compétition, c’est toute une philosophie éducative qui se dessine.
Metouschélah Yubu, coordonnateur du Centre d’Appui Scolaire pour la Formation de l’Élite du Congo, n’a pas caché sa satisfaction : « Le ministre est lui-même un ancien participant de Génies en Herbe. Cette filiation crée une dynamique positive exceptionnelle ». Cette continuité générationnelle illustre comment les réussites passées peuvent inspirer et structurer les ambitions futures.
Quelles perspectives concrètes offre ce type d’initiative pour la jeunesse congolaise ? D’abord, une ouverture sur l’excellence académique souvent négligée dans le système traditionnel. Ensuite, une reconnaissance publique qui valorise le mérite et le travail. Enfin, une incitation à la curiosité intellectuelle et à la maîtrise de la langue française, atout majeur dans l’espace francophone.
Le ministre a réaffirmé son engagement personnel à soutenir ces initiatives qui « valorisent la créativité et le potentiel des jeunes ». Une promesse qui pourrait se concrétiser par un élargissement géographique du concours et un renforcement des moyens alloués. « Je m’associerai avec mes collègues pour donner un coup de pouce à ces initiatives », a-t-il assuré, laissant entrevoir une possible institutionalisation de ce type d’événements.
Christian Ngungampimpa, capitaine de l’équipe victorieuse, résume l’enthousiasme général : « Nous espérons interagir avec d’autres écoles l’année prochaine pour renouveler cet exploit ». Cette soif de challenge et de partage caractérise parfaitement l’esprit qui anime ces jeunes pousses de l’excellence congolaise.
Alors que la RDC continue de chercher des modèles de réussite et d’émulation positive, le concours Génie en Herbe s’impose comme un laboratoire prometteur. Il démontre que l’investissement dans l’éducation et la culture générale peut produire des résultats tangibles et inspirants. La jeunesse congolaise, souvent perçue à travers le prisme des difficultés, révèle ici son visage le plus brillant et le plus optimiste.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: Eventsrdc