Conseil national du travail – Le Congo au quotidien https://www.congoquotidien.com L'actualité du Congo au quotidien Wed, 02 Sep 2026 19:47:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.3 https://www.congoquotidien.com/wp-content/uploads/2025/04/cropped-Congoquotidien-Nouveaufavicon-512-px-32x32.png Conseil national du travail – Le Congo au quotidien https://www.congoquotidien.com 32 32 SMIG en RDC : de 7 075 à 21 500 FC, la chronologie des décisions https://www.congoquotidien.com/2026/09/02/historique-smig-rdc-7075-21500-fc-4/ https://www.congoquotidien.com/2026/09/02/historique-smig-rdc-7075-21500-fc-4/#respond Wed, 02 Sep 2026 19:47:40 +0000 https://www.congoquotidien.com/?p=115611 Retrouvez toutes les actualités de la République Démocratique du Congo sur CongoQuotidien.com.

Le SMIG en RDC passe, dans le dispositif de 2025, par deux paliers de 14 500 puis 21 500 FC par jour. Retour sur les dates, les textes et la séquence procédurale.

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Le salaire minimum interprofessionnel garanti, ou SMIG, a été placé sur une nouvelle trajectoire en République démocratique du Congo en 2025. Le dispositif présenté par les décrets n°25/21 et n°25/22 prévoit, pour le travailleur manœuvre ordinaire, un premier palier de 14 500 francs congolais par jour à compter de la paie de mai 2025, suivi d’un second de 21 500 FC à compter de la paie de janvier 2026. Ces montants succèdent au repère de 7 075 FC par jour, associé aux années précédentes dans la littérature juridique consacrée au droit du travail congolais.

Cette chronologie ne se limite pas à une succession de chiffres. Elle comprend une séquence de concertation, une controverse procédurale au début de 2025, l’intervention du Conseil national du travail, l’approbation de projets de décrets par le Conseil des ministres et la fixation d’échéances de paie. Les dates ne se recouvrent pas : l’approbation gouvernementale, la date portée sur les décrets, la date du numéro spécial qui les reproduit et les échéances salariales désignent des étapes différentes.

Le résultat est une réforme organisée en deux temps. Le premier seuil porte le montant journalier à 14 500 FC. Le second le relève à 21 500 FC, soit une progression d’environ 48,3 % entre les deux paliers. Le chiffre de 21 500 FC est celui repris à la fois par le compte rendu officiel du Conseil des ministres du 13 juin 2025 et par la copie du décret n°25/22 reproduite dans un numéro spécial du Journal officiel.

Le repère antérieur de 7 075 FC par jour

Avant la réforme de 2025, le montant de 7 075 FC par jour occupait une place centrale dans les débats sur le salaire minimum en RDC. Selon une source juridique secondaire, ce taux avait été retenu à l’issue de la 33e session ordinaire du Conseil national du travail, tenue du 25 au 31 octobre 2017. Cette publication rattache ensuite le taux au décret n°18/017 du 22 mai 2018 portant fixation du salaire minimum interprofessionnel garanti, des allocations familiales minima et de la contre-valeur du logement.

La même source décrit un déploiement progressif : le taux de 7 075 FC par jour devait être atteint pour le manœuvre ordinaire à partir du 1er janvier 2019, après des paliers établis en 2018. Elle indique également un calendrier distinct pour les secteurs agro-industriel et pastoral. Ces éléments expliquent pourquoi le montant de 7 075 FC est devenu le point de comparaison privilégié lors des discussions de 2025.

Le passage de 7 075 à 14 500 FC représente ainsi un peu plus qu’un doublement du montant journalier de référence. Dans la séquence publique de 2025, c’est à partir de ce repère que les partenaires sociaux et le Gouvernement ont discuté du nouveau niveau du SMIG. Le montant antérieur demeure donc un jalon utile pour comprendre la portée de la revalorisation, sans effacer la différence entre le cadre de 2018 et les décrets intervenus en 2025.

Le Conseil national du travail, étape de la concertation

Le Conseil national du travail, souvent désigné par son sigle CNT, occupe une position clé dans l’élaboration des règles relatives au salaire minimum. La copie des textes de 2025 fait référence à l’article 96 du Code du travail et mentionne l’avis du CNT dans la procédure de fixation et d’ajustement du SMIG, des allocations familiales minima et de la contre-valeur du logement.

La séquence de 2025 a remis cette étape au centre du débat. La copie du décret n°25/21 indique que le CNT a été entendu lors de sa 37e session ordinaire, tenue du 25 au 29 avril 2025. Ce rendez-vous de concertation précède l’approbation gouvernementale des deux projets de décrets, intervenue le mois suivant.

Le rôle du CNT donne une structure au dialogue autour du salaire minimum. Le SMIG est un seuil de rémunération journalier ; sa fixation intéresse directement les travailleurs et les employeurs. La concertation est donc intégrée à la chronologie de la réforme, avant l’adoption de textes destinés à encadrer les montants et leur ajustement.

Décembre 2024 et janvier 2025 : une procédure contestée

La revalorisation du SMIG a d’abord été marquée par une séquence rapportée par la presse. Le récit publié le 22 janvier 2025 par Le Quotidien RDC indique qu’un arrêté portant ajustement du SMIG avait été signé en décembre 2024. Selon ce média, la Première ministre a demandé au début de janvier 2025 que cet arrêté soit rapporté et qu’une procédure associant le CNT soit suivie.

Le même article relate une réunion tenue à la Primature avec des membres du Gouvernement, l’intersyndicale nationale et la Fédération des entreprises du Congo. Le seuil de 14 500 FC y était présenté comme le montant discuté, tandis que la nécessité de saisir le CNT figurait au cœur des échanges rapportés.

Cette étape de janvier éclaire la suite du calendrier. Elle correspond à une phase de discussion et de remise en ordre procédurale, avant la séquence formelle de printemps. Elle ne constitue pas la date de fixation retenue pour le premier palier du dispositif présenté en mai : le calendrier ensuite repris par les textes vise la paie de mai 2025.

La controverse de janvier a aussi rendu plus visible une distinction essentielle dans toute lecture du SMIG : une annonce, une réunion de concertation, un projet de texte et un décret ne désignent pas le même acte. La réforme de 2025 s’est construite à travers ces étapes successives, dont les effets calendaires sont précisés par les deux paliers.

23 mai 2025 : l’approbation des deux projets de décrets

Le 23 mai 2025, le Conseil des ministres a approuvé deux projets de décrets relatifs au SMIG. Le compte rendu officiel de la 44e réunion ordinaire du Conseil des ministres situe cette décision après les travaux de la 37e session ordinaire du Conseil national du travail.

Les deux projets avaient des objets complémentaires. Le premier portait sur les modalités de fixation et d’ajustement du salaire minimum interprofessionnel garanti, des allocations familiales minima et de la contre-valeur du logement. Le second avait pour objet leur fixation. Cette architecture sépare le cadre qui organise l’ajustement des montants arrêtés pour la période concernée.

La réunion du 23 mai représente donc une décision gouvernementale d’approbation. Elle vient après la session du CNT d’avril et avant la date du 30 mai portée sur les deux décrets reproduits dans un numéro spécial. Dans l’ordre des événements, elle marque le passage de la concertation et des projets à la phase réglementaire annoncée par l’Exécutif.

La place de cette date est importante pour comprendre les débats de l’époque. Les échanges de janvier avaient fait de 14 500 FC un montant discuté. Le Conseil des ministres, lui, a traité deux projets de décrets à l’issue des travaux du CNT. La chronologie officielle disponible situe ainsi la réforme dans une séquence de printemps 2025, et non dans les seules annonces du début de l’année.

Des décrets datés du 30 mai et un numéro spécial du 28 octobre

Une copie numérisée reproduisant un numéro spécial du Journal officiel présente deux textes : le décret n°25/21, déterminant les modalités de fixation et d’ajustement du SMIG, et le décret n°25/22, portant fixation du SMIG, des allocations familiales minima et de la contre-valeur du logement. Les deux décrets y sont datés du 30 mai 2025.

Le numéro spécial reproduit dans cette copie porte la date du 28 octobre 2025 à Kinshasa. Ces indications forment une chronologie à quatre repères : la session du CNT du 25 au 29 avril ; l’approbation gouvernementale des projets le 23 mai ; la date du 30 mai attribuée aux décrets ; et la date du 28 octobre portée par le numéro spécial reproduit.

La distinction est concrète, car le premier palier salarial est prévu à compter de la paie de mai 2025. La date de l’échéance de paie ne se confond donc ni avec la date du Conseil des ministres ni avec celle figurant sur le numéro spécial. Elle désigne le moment fixé pour l’application du montant journalier par le décret n°25/22.

Le décret n°25/21 traite du cadre de fixation et d’ajustement. Le décret n°25/22 fixe les montants et les échéances qui structurent la réforme. Cette répartition permet de lire le nouveau SMIG comme un ensemble : une règle de procédure, puis un barème avec un premier et un second palier.

Premier palier : 14 500 FC à compter de la paie de mai 2025

Le décret n°25/22, tel qu’il est reproduit dans la copie numérisée, prévoit que le salaire minimum du manœuvre ordinaire est fixé à 14 500 FC par jour à compter de la paie de mai 2025. C’est le premier niveau du calendrier établi en 2025.

La formulation liée à la paie de mai est déterminante. Elle différencie ce palier des annonces et des échanges intervenus en janvier. Les discussions de début d’année ont porté sur le niveau de 14 500 FC, mais le calendrier repris dans le dispositif de mai rattache explicitement ce taux à la paie de mai 2025.

Le montant est exprimé par jour pour le manœuvre ordinaire. Il sert de repère au SMIG dans le barème visé par le décret. La réforme ne se présente donc pas comme l’annonce d’un salaire mensuel unique : elle fixe un taux journalier et un calendrier de passage à deux seuils distincts.

Comparé au taux de 7 075 FC cité dans la source juridique secondaire, le premier palier de 14 500 FC marque un changement d’échelle. L’écart explique la place prise par cette question dans le débat social et dans les réunions qui ont précédé l’adoption des textes. Il donne aussi son sens à la progression prévue vers un second palier au début de l’année 2026.

Second palier : 21 500 FC à compter de la paie de janvier 2026

Le second palier prévu par le décret n°25/22 est de 21 500 FC par jour à compter de la paie de janvier 2026. Le montant est également rappelé par le compte rendu officiel de la 47e réunion ordinaire du Conseil des ministres, daté du 13 juin 2025, qui évoque la fixation à 14 500 FC puis le réajustement à 21 500 FC à partir de janvier 2026.

Le montant de 21 500 FC tranche avec les publications qui ont fait état de 21 000 FC. La chronologie retenue repose sur les deux références concordantes : le compte rendu officiel du 13 juin et le décret n°25/22 reproduit dans le numéro spécial. Le second seuil n’est donc pas de 21 000 FC, mais de 21 500 FC par jour pour le manœuvre ordinaire.

Entre les deux paliers, le passage de 14 500 à 21 500 FC correspond à une hausse d’environ 48,3 %. Le calcul résulte de la différence de 7 000 FC rapportée au premier palier de 14 500 FC. Ce pourcentage décrit l’écart entre les deux niveaux du calendrier, sans modifier la nature du SMIG : un minimum journalier fixé pour la catégorie du manœuvre ordinaire.

Le calendrier en deux temps donne à la réforme une progression nette : 14 500 FC à compter de la paie de mai 2025, puis 21 500 FC à compter de la paie de janvier 2026. Les deux échéances sont distinctes et doivent être lues avec les dates institutionnelles qui les entourent. C’est cette articulation qui permet de retracer l’évolution récente du SMIG sans confondre annonce, décision, texte et date de paie.

Une chronologie à retenir

L’évolution récente du SMIG en RDC peut être résumée en plusieurs dates. Le taux de 7 075 FC par jour est rapporté par une source juridique secondaire comme l’ancien repère issu de la réforme de 2018. En décembre 2024 et janvier 2025, la presse relate une controverse liée à un arrêté d’ajustement et à la procédure attendue devant le CNT.

Du 25 au 29 avril 2025, le CNT tient sa 37e session ordinaire, mentionnée dans la copie du décret n°25/21. Le 23 mai, le Conseil des ministres approuve deux projets de décrets relatifs au SMIG. Les décrets n°25/21 et n°25/22 sont ensuite présentés comme datés du 30 mai 2025 dans le numéro spécial reproduit. Ce numéro spécial est daté du 28 octobre 2025.

Sur le plan salarial, le premier repère du nouveau dispositif est la paie de mai 2025, pour un montant de 14 500 FC par jour. Le second est la paie de janvier 2026, pour 21 500 FC par jour. Le compte rendu officiel du Conseil des ministres du 13 juin 2025 reprend lui aussi ces deux niveaux.

Cette succession de dates donne sa cohérence à l’historique du SMIG. Le débat de janvier a porté sur la procédure et sur le seuil de 14 500 FC. La séquence d’avril et de mai a conduit à l’approbation des projets et aux décrets présentés comme datés du 30 mai. Les échéances de paie fixent enfin les deux montants qui structurent la revalorisation.

Ce qui reste à mesurer

Les prochains bilans publics pourront préciser, par secteur et par territoire, l’inscription des deux paliers dans les rémunérations, le nombre de contrôles réalisés, les contentieux éventuels et les sanctions prononcées. Ces indicateurs permettront de suivre l’exécution du calendrier de 14 500 puis 21 500 FC au-delà de son cadre réglementaire.

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