Julien Paluku met en cause les politiques d’intégration des anciens rebelles dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Lors d’un échange avec des Congolais vivant à Londres, le ministre du Commerce extérieur a accusé Joseph Kabila d’avoir favorisé, à travers le brassage et le mixage, l’entrée de militaires demeurés fidèles à l’ancien président. Ces accusations, rapportées par Actualite.cd et Mediacongo.net, portent sur la loyauté au sein de l’armée et sur son efficacité opérationnelle.
Pour soutenir son propos, le ministre établit un lien entre ces intégrations et les défections d’officiers supérieurs et de généraux vers la rébellion dans l’est du pays. Il cite notamment le général Kamanzi, qu’il présente comme ayant fait défection après avoir été au Kongo Central. Selon Julien Paluku, les militaires concernés rejoindraient Joseph Kabila à Goma parce qu’ils lui seraient restés fidèles.
L’ancien gouverneur du Nord-Kivu affirme également avoir observé, durant son mandat, des consignes suspendant des attaques contre les rebelles au profit du dialogue et de leur intégration dans l’armée. Il présente aujourd’hui ces choix comme l’un des mécanismes ayant permis les infiltrations qu’il dénonce.
La loyauté des FARDC au cœur des accusations
Julien Paluku conteste ainsi le bilan militaire revendiqué par Joseph Kabila à la fin de sa présidence. « La véritable armée qu’il a laissée, c’est l’armée des infiltrés », a-t-il déclaré. Le ministre attribue une partie des difficultés des FARDC sur le front à des militaires qui auraient servi simultanément le gouvernement et les groupes qu’ils combattaient. Ce lien entre intégration, défections et difficultés opérationnelles relève de son accusation.
Cette prise de position intervient dans un contexte de recomposition de la rébellion au Nord-Kivu. Selon les deux médias, le Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncé le 12 octobre 2026 à Goma et présenté comme le prolongement de l’AFC/M23, est dirigé par Joseph Kabila. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa en sont les vice-présidents, tandis qu’Emmanuel Sultani Makenga conserve le commandement de la branche armée, avec rang de vice-président.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Sources: Actualite.cd, mediacongo.net
