Le PDL-145T revoit son ambition routière à la baisse : 3 700 kilomètres de routes de desserte agricole doivent être réhabilités, contre 10 000 initialement prévus pour cette première édition, qui s’achève en décembre 2027. Jean-Philippe Mukuaki, coordonnateur du Comité technique de suivi du programme (CTSP), attribue cette réduction aux contraintes financières. L’enjeu concerne l’accès aux zones de production et aux marchés, que ce deuxième volet doit faciliter.
Cette priorité a été examinée lors de la septième réunion du Comité opérationnel national (CONA), présidée le 2 novembre 2026 à Kinshasa par Guylain Nyembo, ministre d’État chargé du Plan et de la Coordination de l’aide au développement. Le gouvernement entend aussi accélérer l’achèvement des infrastructures socio-économiques du premier volet.
Des routes préparées, des financements encore attendus
Selon Jean-Philippe Mukuaki, la préparation du deuxième volet est terminée et la cartographie des routes attribuées aux différentes agences de mise en œuvre est achevée depuis août. Le travail prévoit une articulation avec les routes d’intérêt provincial et national, afin de permettre l’acheminement des produits agricoles jusqu’aux centres de commercialisation.
D’après Actu30, Guylain Nyembo a indiqué avoir engagé des démarches auprès des ministères du Budget et des Finances pour obtenir la liquidation et la mise à disposition des fonds nécessaires à la reprise des travaux. La réhabilitation doit contribuer au désenclavement des territoires, réduire les coûts de transport et faciliter l’écoulement de la production agricole.
1 100 ouvrages achevés, des chantiers à terminer
Pour le premier volet, le ministre a fait état de 1 100 ouvrages achevés : 652 infrastructures scolaires, 370 sanitaires et 78 administratives. Leur mise à disposition des communautés bénéficiaires se poursuit progressivement. D’autres ouvrages restent en finition, tandis que certains marchés ont été repris après la défaillance des entreprises initialement retenues.
Les difficultés examinées au CONA comprennent l’enclavement de certains territoires, la dégradation des voies d’accès, les contraintes sécuritaires, les problèmes techniques de certaines entreprises et les retards de financement. Le PNUD, la CFEF et le BCECO ont présenté leurs réalisations respectives.
Un suivi renforcé demandé aux agences
Les agences d’exécution ont été invitées à travailler davantage avec le CTSP pour transmettre des données précises sur les réalisations et l’avancement des projets dans chaque territoire. Le gouvernement prévoit également de renforcer le suivi géoréférencé des infrastructures, avec pour objectifs de mieux tracer les ouvrages et de faciliter le contrôle des chantiers.
Guylain Nyembo a aussi demandé la régularisation de la situation des membres du CTSP, confrontés à plusieurs mois d’arriérés de rémunération. L’accélération annoncée s’accompagne ainsi de demandes portant à la fois sur le financement des travaux et sur les moyens du dispositif chargé de les suivre.
Article Ecrit par Amissi G
Sources: Actualite.cd, actu30.cd
