La sécurité et l’État de droit en RDC enregistrent un recul de 4,3 points entre 2016 et 2025 dans l’Indice Ibrahim 2026. Avec 27,7 sur 100, cette catégorie est la moins bien notée du pays. Au classement général publié au Caire par la Fondation Mo Ibrahim, la RDC occupe la 48e place sur 54 pays africains, avec un score de 34 sur 100.
Le score global congolais baisse de 0,3 point sur cette période. Il reste inférieur aux moyennes africaine, de 50,1, et d’Afrique centrale, de 41,4. La RDC demeure parmi les dix derniers pays du classement africain de gouvernance, tandis que l’Angola et le Congo-Brazzaville quittent ce groupe dans cette édition.
Sécurité, droits et corruption : des résultats contrastés
Plusieurs indicateurs institutionnels figurent parmi les résultats les plus faibles du pays. L’absence d’influence indue obtient 7,4 sur 100, après une baisse de 4,6 points. Les dispositifs anti-corruption sont évalués à 9,8. L’indicateur d’absence de corruption au sein des institutions de l’État atteint 13,6, malgré une progression de 7,4 points.
Les libertés d’association et de réunion obtiennent 12,5. La catégorie plus large de la participation, des droits et de l’inclusion progresse toutefois de 4 points, à 37. Cette évolution contraste avec le recul de cette catégorie dans 31 pays africains.
Parmi les hausses les plus marquées, la représentation et la participation en milieu rural gagnent 33,5 points, pour atteindre 54,6. La législation contre les violences à l’encontre des femmes progresse de 20 points, à 80.
Les opportunités économiques reculent, le développement humain progresse
Les fondements des opportunités économiques perdent 2,8 points en RDC, à 31,5. Cette catégorie s’améliore pourtant dans 44 pays africains sur la même période. La fiabilité des opportunités d’emploi obtient 9,8 sur 100 et la protection sociale, 8,3.
Le développement humain reste la catégorie la mieux notée du pays, à 39,8, en hausse de 1,9 point. Le contrôle des maladies transmissibles progresse de 13 points, à 56,1. Certains indicateurs mieux classés reculent cependant : les ressources humaines dans l’enseignement perdent 11,6 points, à 81,3, et l’état civil baisse de 12,5 points, à 62,5.
Ces évolutions placent la gouvernance en RDC à contre-courant de la légère amélioration continentale. Selon la fondation, celle-ci repose uniquement sur les progrès du développement économique et humain, notamment dans les infrastructures, la santé et l’éducation. Sur la décennie 2016-2025, la RDC figure avec le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Soudan parmi quatre des pays les plus peuplés du continent où la gouvernance globale s’est détériorée.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: Actualite.cd
