Dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, la dégradation de la route Eringeti-Kainama complique l’évacuation des produits agricoles. Sur cet axe d’environ 38 kilomètres, plusieurs usagers disent devoir désormais consacrer parfois une journée au trajet, contre trois à quatre heures auparavant, selon la société civile locale.
La situation, rapportée par cette dernière vendredi 30 octobre, affecte aussi les déplacements des habitants. Certains voyageurs sont contraints de passer la nuit en cours de route. Les bourbiers se multiplient, des ravins coupent la chaussée et les ouvrages de drainage des eaux de pluie sont insuffisants.
Les impayés interrompent l’entretien manuel
À la dégradation de la chaussée s’ajoute la suspension de l’entretien manuel. Les cantonniers ont cessé leurs activités après plusieurs mois sans paiement. Ces arriérés de rémunération des cantonniers constituent ainsi une difficulté supplémentaire pour l’entretien de cet axe au Nord-Kivu.
La société civile demande que la maintenance soit confiée à un opérateur disposant des moyens techniques et financiers nécessaires pour réhabiliter la route et assurer son entretien régulier.
L’opérateur actuellement chargé de ces travaux reconnaît les difficultés. Il invoque l’insuffisance des ressources financières et les pannes répétées de ses engins. Il affirme que des dispositions sont prises pour relancer la réhabilitation dans les prochaines semaines, sans préciser de date de reprise.
Un débouché agricole affecté à Banande-Kainama
La route permet d’acheminer les productions agricoles du groupement de Banande-Kainama vers les centres de consommation. Elle assure également une liaison entre le Nord-Kivu et l’Ituri, par le sud du territoire d’Irumu. Son mauvais état allonge les déplacements et complique l’écoulement des récoltes, deux difficultés concrètes pour l’économie locale.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
