Le Groupe de contact international (GCI) pour la région des Grands Lacs demande aux acteurs politiques congolais de respecter la Constitution et de privilégier un dialogue intercongolais pacifique et inclusif. Dans une déclaration commune publiée le 30 octobre 2026, il condamne le recours à la violence pour conquérir ou exercer le pouvoir en République démocratique du Congo.
Le GCI vise explicitement le Front pour la refondation de la nation (FRN), auquel il attribue la promotion de la violence à des fins politiques. Ce mouvement politico-militaire a été créé le 12 octobre 2026 à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Il est présidé par l’ancien président Joseph Kabila Kabange.
Le GCI demande le respect de l’ordre constitutionnel
Pour les membres du groupe, les revendications et les divergences politiques doivent être traitées sans recours aux moyens militaires. Ils demandent à toutes les parties de respecter l’État de droit et soulignent que la protection des droits fondamentaux doit permettre aux partis politiques et aux organisations de la société civile d’exercer librement leur rôle.
Le dialogue préconisé doit associer les principales parties prenantes congolaises. Le GCI le présente comme une condition essentielle à une paix durable et réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC.
Présidé par la France, le groupe réunit également l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l’Union européenne. Il salue par ailleurs la déclaration du 19 octobre du président de la Commission de l’Union africaine, qui appelle toutes les parties à la retenue.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: Actualite.cd
