Dimanche 25 octobre, à l’École Sainte Chrétienne de Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, près d’un millier de jeunes ont pris part à la deuxième édition du festival Tuungane.
Le nom de l’événement, qui signifie « unissons-nous » en swahili, a donné le ton d’une journée rassemblant des participants venus de Goma, de Rutshuru et des localités environnantes. Porté par l’organisation Tuungane, le festival a fait se succéder sur scène plusieurs artistes, dont Mack El Sambo, Brillant Bahisha, Aimable Mugisha, Kemvi Elkana et Willow Miller. Les prestations ont rythmé une rencontre placée sous le signe de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale, dans un territoire éprouvé par les conflits et l’insécurité.
Un cadre d’éveil sanitaire et entrepreneurial
Au-delà des concerts, le festival a été l’occasion de sensibiliser à la prévention de la maladie à virus Ebola. Les participants ont été informés des mesures de prévention et de l’importance de la vigilance communautaire face aux risques sanitaires.
L’entrepreneuriat et le leadership des jeunes ont aussi occupé une place notable. Les participants ont été invités à développer leurs compétences, à mettre en valeur leurs talents et à s’impliquer dans des activités porteuses d’opportunités économiques.
Répondre aux blessures de la guerre
L’organisation Tuungane justifie le choix de Rutshuru par la nécessité d’accompagner une jeunesse durement touchée par les conséquences de la guerre, qui souffre d’un manque d’opportunités et se trouve exposée au recrutement par des groupes armés. Les promoteurs voient dans l’art et la culture des leviers pour renforcer la résilience des jeunes et les inciter à devenir des acteurs du changement.
Une dynamique à inscrire dans la durée
Cette deuxième édition intervient après celle du 17 janvier 2025. Les organisateurs ambitionnent d’en faire un rendez-vous culturel de référence pour mobiliser la jeunesse autour de la paix et du développement. Dix ans plus tôt, une initiative du même nom avait été portée par l’ONG Umoja Grands Lacs, sans toutefois s’inscrire dans la durée. Des observateurs souhaitent que ce nouveau festival, porté par l’organisation Tuungane, puisse perdurer.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: radiookapi.net
