Ce dimanche 25 octobre, des jeunes du district de la Tshangu se sont réunis à Kimbanseke, dans l’est de Kinshasa, pour une session de sensibilisation sur l’amélioration de la gouvernance locale. Organisée par la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), l’Agir pour des élections transparentes et apaisées (Aeta) et l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), la rencontre visait à renforcer l’implication des jeunes dans la gestion de leurs communes.
Selon Roland Mumbala, secrétaire général de l’Aeta, il s’agissait aussi d’évaluer les actions déjà menées, notamment la mise en œuvre de cahiers des charges élaborés dans trois communes avant les élections de 2023. La sensibilisation a touché les jeunes de Kinshasa, en particulier ceux de Nsele, Maluku et Kimbanseke, dans le cadre d’un programme commun sur la gouvernance démocratique, les droits humains et les ressources naturelles, soutenu par les partenaires de CNCD 11.11.11 en RDC.
Mais derrière cette mobilisation, un constat amer : les communes peinent à fonctionner. Roland Mumbala a pointé les difficultés de collaboration entre élus locaux et bourgmestres nommés, à l’origine selon lui de projets et budgets mal élaborés ou exécutés. « Le contrôle pose un sérieux problème. L’insécurité, l’insalubrité persistent. Bref, le bien-être social n’est pas au rendez-vous », a-t-il déclaré.
Contrôle citoyen et élections locales en ligne de mire
Face à ces dysfonctionnements, les jeunes participants ont pris des engagements concrets. Ils entendent poursuivre le plaidoyer pour l’organisation des élections locales, en particulier celle des bourgmestres, afin de favoriser une meilleure cohabitation entre institutions. Ils se sont aussi engagés à promouvoir la redevabilité des élus par des rencontres avec leurs bases, et à encourager des cadres de concertation entre autorités et organisations de jeunes.
Jonas Tshombela, de la NSCC, a reconnu que les jeunes ne savent pas toujours comment contribuer efficacement. Il a annoncé que les organisations envisageaient de les rencontrer à nouveau prochainement pour les inscrire dans une dynamique de veille citoyenne et de collaboration avec les autorités locales. Pour lui, l’implication accrue des jeunes dans le contrôle citoyen et la transparence peut améliorer le fonctionnement des institutions.
Au terme de la rencontre, les organisations de la société civile ont réitéré leur appel à l’organisation des élections locales, afin que bourgmestres, maires et adjoints soient élus. L’absence de ces élections, selon Jonas Tshombela, fragilise la cohabitation et souligne la nécessité de renforcer la participation citoyenne.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: Actualite.cd
