À Kinshasa, le gouvernement congolais a réaffirmé, jeudi 22 octobre 2026, que la protection des civils devait rester la priorité du prochain mandat de la MONUSCO. Lors d’une réunion avec les responsables de la mission onusienne, les autorités ont également défendu son adaptation aux réalités sécuritaires et aux priorités nationales, selon le ministère des Affaires étrangères. Le mandat actuel arrive à échéance en décembre 2026.
Guy Kabombo Muadiamvita, vice-Premier ministre chargé de la Défense nationale et des Anciens Combattants, et Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État des Affaires étrangères, ont participé aux échanges avec d’autres membres du gouvernement. La délégation onusienne était conduite par James Swan, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC. Les discussions ont aussi porté sur l’évolution de la situation sécuritaire et les récents développements du conflit dans l’Est.
Le désarmement des FDLR dans le prochain mandat demandé par Kinshasa
La protection des populations s’accompagne d’une demande précise sur le rôle de la mission. Kinshasa a saisi le Secrétaire général des Nations Unies afin qu’il recommande au Conseil de sécurité de confier explicitement à la MONUSCO la supervision du processus de neutralisation et de mise en œuvre du protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Le représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies, Zénon Mukongo Ngay, avait présenté cette démarche lors du briefing trimestriel du Conseil de sécurité du 29 septembre. Il avait demandé que le prochain mandat permette à la mission d’accompagner, de vérifier et de suivre le désarmement des FDLR, dans le cadre des engagements congolais liés au processus de Washington.
Selon le diplomate, le gouvernement a signé le 30 mai 2026 un protocole concernant les FDLR-FOCA. Celui-ci prévoit le dépôt des armes dans des sites de cantonnement désignés par les autorités congolaises, en vue du retour des combattants au Rwanda. Zénon Mukongo Ngay a également indiqué que les groupes CNRD, Ubuyunge, FNL, FPP, Abajiaruk Gamba et Urunana avaient formellement adhéré à cette démarche le 29 août 2026.
Un appui à la vérification du cessez-le-feu déjà prévu
Le mandat issu de la résolution 2808 (2025), adoptée le 19 décembre 2025 par le Conseil de sécurité, autorise déjà la MONUSCO à soutenir la mise en œuvre du cessez-le-feu permanent et du mécanisme de vérification convenu entre les parties à Doha. Cet appui comprend une assistance logistique et technique.
Dans ce cadre, la mission a soutenu les premières missions de vérification à Minembwe, au Sud-Kivu, et à Masisi, au Nord-Kivu. La demande congolaise porte désormais sur l’inscription explicite du suivi du désarmement des FDLR dans le prochain mandat, avec la protection des civils maintenue au premier plan.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: Actualite.cd
