Augustin Kabuya a promis de mobiliser la population congolaise contre le Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par l’ancien président Joseph Kabila. Lors d’une matinée politique organisée le 20 octobre au siège de l’UDPS, le secrétaire général du parti a qualifié ce mouvement de rébellion, tout en affirmant ne pas être surpris par le rôle qu’y assume l’ancien chef de l’État.
Ces accusations de rébellion s’accompagnent d’une mise en cause de Paul Kagame. Selon Augustin Kabuya, Joseph Kabila dirigeait déjà ce mouvement depuis longtemps et bénéficiait de la protection du président rwandais. Le responsable de l’UDPS soutient également que ce dernier aurait contraint l’ancien président congolais à en prendre la tête. Ces affirmations ne sont étayées par aucun élément indépendant dans le récit de cette intervention.
Kabuya s’est par ailleurs dit triste pour Joseph Kabila, qu’il présente comme un témoin devenu gênant pour Paul Kagame. Il affirme que l’ancien président connaissait le rôle qu’il attribue au dirigeant rwandais dans l’insécurité, les meurtres, les violations des droits humains et le pillage des ressources dans l’Est de la RDC. Il a aussi évoqué l’hypothèse d’un assassinat de Kabila sur ordre de Kagame, un scénario qui relève de ses seules déclarations.
L’appel à la mobilisation de la population n’a été accompagné d’aucune précision sur ses modalités. Aucune réaction de Joseph Kabila, de Paul Kagame ou du FRN à ces déclarations n’est rapportée.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
