À N’Djili, la cartographie censitaire du Deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2) bénéficie d’un accueil globalement favorable, salué lundi 19 octobre par les autorités locales, les agents recenseurs et des habitants. Les échanges portent notamment sur la gratuité de l’opération, tandis que des menaces verbales signalées au quartier 12 conduisent les responsables de terrain à demander une meilleure protection des agents cartographes.
Déployés pour un mois, les opérateurs parcourent les ménages et les quartiers afin de recueillir les données nécessaires à la préparation du recensement général de 2027. N’Djili figure parmi les 24 communes de Kinshasa concernées par cette étape.
À N’Djili, expliquer la gratuité pour lever les incompréhensions
Kilima Muaya Serges, chef de la brigade 5 chargée de plusieurs quartiers de la commune, décrit un accueil généralement positif. Selon lui, les discussions avec les habitants permettent de préciser la nature de la cartographie censitaire. Les équipes rappellent qu’elle est entièrement gratuite et la distinguent de certains recensements administratifs locaux pouvant entraîner des paiements.
Au quartier 3, appelé Équateur, le bureau du quartier a mobilisé des agents locaux pour guider les opérateurs et soutenir la sensibilisation. Son secrétaire, Cyprien Kwasi Makelele, estime que ces accompagnateurs, connus des habitants, contribuent à établir la confiance en expliquant l’opération et en répondant aux préoccupations de la population.
Des crieurs publics et des personnes connaissant les quartiers participent également à ce travail d’information. Ces relais poursuivent la sensibilisation en dehors des heures de présence des recenseurs.
Au quartier 12, une demande de protection des cartographes
Des menaces verbales ont été signalées au début des opérations dans le quartier 12. Les responsables de terrain plaident pour un renforcement de la protection des opérateurs dans les quartiers les plus exposés, afin de permettre la poursuite des activités dans de bonnes conditions.
Pour Samuel Yanga Muana Yahvé, habitant du quartier 3, l’enjeu du recensement concerne aussi les décisions publiques. Il estime que des données démographiques fiables aideront les autorités à orienter les politiques et les investissements selon les besoins de la population. Il invite les habitants encore hésitants à accueillir les recenseurs et à participer à l’opération.
Lancée le 28 septembre 2026, la cartographie censitaire doit se poursuivre d’abord à Kinshasa avant son extension aux provinces. Le dénombrement général de la population est prévu en juillet 2027. Les autorités appellent les habitants à continuer de bien accueillir les agents du RGPH-2.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
