L’Alliance des démocrates pour le progrès (ADP), parti dirigé par le sénateur Christophe Lutundula, a condamné la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) et appelé à des sanctions internationales renforcées contre ses fondateurs. La déclaration a été lue dimanche 18 octobre à Kinshasa, au siège du parti, par le secrétaire général Me John Mbombo, en présence du président national Christophe Lutundula Apala Pen’Apala.
Le parti a recommandé au gouvernement d’intensifier l’action diplomatique, sous l’autorité du chef de l’État, auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, de l’Union africaine, des organisations régionales africaines, de l’Union européenne et des partenaires bilatéraux. L’objectif est d’obtenir une condamnation sans équivoque du FRN, un renforcement des sanctions et la mise en œuvre effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée le 21 février 2025 sur la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Le parti souhaite également que les États-Unis accentuent la pression sur le Rwanda afin qu’il respecte les engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington signé en juin 2025.
Le FRN a été annoncé le 12 octobre à Goma, dans le Nord-Kivu. Selon sa déclaration politique, Joseph Kabila est désigné président, tandis que Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa sont nommés vice-présidents. Le mouvement annonce mettre fin à l’existence de l’AFC et se donne pour mission de combattre le pouvoir de Kinshasa « par tous les moyens y compris la force ».
L’ADP estime que cette création renforce les accusations portées contre Joseph Kabila concernant ses liens présumés avec l’Alliance fleuve Congo (AFC/M23). Le parti juge crédibles les rapports des groupes d’experts des Nations unies établissant des liens entre l’ancien chef de l’État et ce mouvement. Il accuse l’ancien président de vouloir reconquérir le pouvoir par les armes et de menacer les institutions et la souveraineté nationales.
Dans sa déclaration, le parti affirme que le Sénat a levé à bon droit l’immunité parlementaire de Joseph Kabila et que la Haute Cour militaire l’a condamné à bon droit pour haute trahison, intelligence avec l’ennemi, participation et organisation d’un mouvement insurrectionnel, crime de guerre, complot et apologie du terrorisme.
Sur le plan sécuritaire, l’ADP demande au gouvernement de mobiliser davantage de ressources humaines et financières pour renforcer les capacités opérationnelles des FARDC, avec l’appui des Wazalendo. Le parti préconise la mise à disposition d’équipements performants et de matériels militaires modernes, ainsi que le renforcement de l’efficacité des services de sécurité.
Le parti invite la population congolaise à soutenir le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et les FARDC face aux défis sécuritaires. Il se prononce en faveur du dialogue national convoqué par le chef de l’État, présenté comme une voie susceptible de contribuer à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État. L’ADP réaffirme son appartenance à l’Union sacrée de la nation et son engagement pour l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Sources: actu30.cd, Actualite.cd
