Entre janvier et septembre 2026, 878 enfants nés avec un pied bot congénital ont bénéficié d’une prise en charge gratuite en République démocratique du Congo. Cette malformation se caractérise par un pied tourné vers l’intérieur ou vers le bas. Une prise en charge précoce et adaptée permet de la corriger avec succès.
Dans les 16 cliniques de l’organisation Hope Walks réparties sur le territoire, 516 garçons et 362 filles ont été soignés. Ces chiffres ont été communiqués jeudi 15 octobre à Goma par Vincent Semu, psychologue clinicien au sein de l’organisation, lors d’un entretien avec Radio Okapi.
Malgré ces résultats, l’accès aux soins reste difficile pour de nombreuses familles. Vincent Semu a souligné que l’insécurité, l’éloignement des centres de soins et le coût du transport continuent de priver de nombreuses familles de l’accès aux traitements, particulièrement dans l’Est du pays.
Le nombre d’enfants pris en charge a diminué cette année en raison de plusieurs difficultés rencontrées par les familles. En 2025, au moins 1000 enfants avaient été soignés. Sur l’axe Nyabiondo-Walikale, au Nord-Kivu, l’insécurité et le coût du transport compliquent les déplacements vers les centres de soins.
Une prise en charge précoce essentielle
Face à ces obstacles, Hope Walks intensifie ses actions de sensibilisation auprès des communautés afin d’encourager les parents à faire soigner leurs enfants dès que possible. L’organisation rappelle que le pied bot congénital peut être corrigé avec succès grâce à une prise en charge précoce et adaptée.
Hope Walks appelle le gouvernement congolais et les partenaires internationaux à renforcer leur soutien aux programmes de traitement. Selon les estimations de l’organisation, près de 5300 enfants naissent chaque année avec cette malformation en RDC. Beaucoup grandissent encore sans traitement adéquat faute d’accès aux soins.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
