Trois cents ex-combattants et personnes déplacées de guerre bénéficient de projets de réinsertion socio-économique en Ituri. Les activités se déroulent dans plusieurs localités des territoires d’Irumu, de Djugu et de Mahagi, notamment à Muto, Kabarole, Nizi, Ngote et Mahagi-Centre.
Financées par la MONUSCO, ces initiatives sont mises en œuvre par l’ONG Femme en action pour le développement multisectoriel (FADEM). Elles combinent formation professionnelle, rémunération des bénéficiaires et construction d’infrastructures de base.
Selon l’ONG FADEM, les participants réhabilitent des routes de desserte agricole et construisent des marchés ainsi que l’école primaire de Kabarole. En contrepartie, ils perçoivent une rémunération destinée à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles.
Des formations contre le retour aux groupes armés
Parallèlement aux travaux, les bénéficiaires suivent des formations en agriculture, pâtisserie, mécanique, coupe et couture, ainsi qu’en petit commerce, afin de développer des activités génératrices de revenus.
Georgine Kitabo, coordonnatrice de l’ONG FADEM, estime que ces activités peuvent réduire les risques de réenrôlement. « Ils n’auront plus l’idée de rentrer ou de s’enrôler dans les groupes armés. Ils font ce travail qui leur procure de l’argent. Ils travaillent ensemble : les ex-combattants, les déplacés internes et la communauté, pour la cohésion sociale », explique-t-elle.
Un appui au programme de stabilisation
Au-delà de la réinsertion individuelle, ces projets visent à soutenir le développement des zones affectées par les conflits et à faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs milieux d’origine. La construction d’infrastructures scolaires, notamment, profite également aux communautés bénéficiaires. L’un des participants s’est dit reconnaissant pour la construction d’une école, y voyant un investissement dans l’éducation et l’avenir des enfants.
Financées par la MONUSCO, ces initiatives s’inscrivent dans l’appui au Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) en Ituri. Elles interviennent dans une province où le manque d’opportunités économiques expose encore certains jeunes au risque de recrutement par les groupes armés.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
