Des enfants vivant dans la rue à Bunia, en Ituri, peinent à accéder à une alimentation suffisante et équilibrée. Le constat est dressé à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation.
Des organisations de protection de l’enfance alertent sur la précarité de ces enfants. Certains ont fui les violences armées dans le territoire de Djugu ou ont été séparés de leurs parents. Pour eux, manger à leur faim demeure un défi quotidien.
Au-delà du manque de nourriture, ils aspirent à retrouver une vie stable, au sein d’une famille et à l’école. Un enfant explique vouloir vivre en famille, bien manger et aller à l’école.
Privés d’encadrement familial, ces enfants sont exposés à de nombreux dangers. Des organisations de protection de l’enfance craignent que la faim et la précarité ne les rendent vulnérables et ne poussent certains à adopter des comportements à risque pour subvenir à leurs besoins.
Les besoins dépassent la seule assistance alimentaire, affirment ces organisations. Ils incluent un accompagnement psychosocial, un accès à l’éducation et des mécanismes de protection adaptés.
L’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) a mené une action de proximité en faveur de ces enfants à Bunia, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation. Ces initiatives apportent une aide ponctuelle, mais la situation appelle des réponses durables. Parmi les priorités figurent l’accès à une alimentation suffisante et équilibrée, la scolarisation, la réunification familiale lorsque possible et un encadrement adapté.
L’enjeu est de permettre à ces enfants, fragilisés par les violences et la séparation familiale, de retrouver des conditions de vie dignes et de se construire un avenir.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
