Jean-Claude Muyambo Kyassa, président national de la SCODE, a demandé, à Lubumbashi, le transfert de Joseph Kabila devant la Cour pénale internationale (CPI). Il a estimé que la place de l’ancien président est à la CPI et appelé le président Félix Tshisekedi à engager cette démarche.
Muyambo a établi un parallèle avec le parcours judiciaire de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo, poursuivi devant la CPI. Selon lui, les faits reprochés à Joseph Kabila justifieraient une procédure similaire et toutes les preuves seraient réunies.
Il s’est également opposé à un éventuel retour de Joseph Kabila dans l’espace katangais, déclarant que l’ancien président ne remettrait plus les pieds au Katanga. Il a appelé à dire non à Kabila et à ses aventures, après avoir lancé une interrogation sur le fait qu’un ancien président devienne un rebelle dans son propre pays.
Cette prise de position intervient après la désignation, le 12 octobre à Goma, de Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme le successeur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), liée au M23. Le FRN affirme vouloir combattre le pouvoir de Kinshasa par tous les moyens, y compris la force. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa en sont notamment vice-présidents.
Les autorités congolaises accusent Joseph Kabila depuis plusieurs mois de soutenir la rébellion, ce qu’il a toujours contesté. Il a par ailleurs été condamné à mort par contumace en septembre 2025 par la justice militaire congolaise, notamment pour trahison et crimes de guerre, dans une affaire liée à son soutien présumé à la rébellion.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
