La coupure d’électricité à Kalemie maintient les systèmes de pompage et de distribution d’eau à l’arrêt. De nombreux ménages peinent ainsi à accéder à l’eau potable, alors que le choléra reste une préoccupation dans la ville et ses environs. Annoncé pour le 13 octobre 2026, le rétablissement du courant demeure incertain.
L’arrêt du pompage complique l’accès à l’eau potable
Des témoignages rapportent que des enfants parcourent de longues distances pour chercher de l’eau à la rivière ou au lac Tanganyika. Ces déplacements les exposent à des risques de noyade et de maladies d’origine hydrique.
Les autorités sanitaires alertent sur la consommation d’eau non traitée, qui favorise la propagation du choléra. Les enfants et les personnes vulnérables sont particulièrement concernés. La pénurie d’eau potable complique donc la situation sanitaire des ménages déjà privés du réseau de distribution.
Les habitants demandent aux autorités provinciales et aux partenaires humanitaires une distribution d’eau potable, un renforcement de la prévention du choléra et un soutien aux ménages les plus affectés.
La SNEL n’a pas confirmé de nouvelle échéance
Contactée, la Société nationale d’électricité (SNEL) n’a pas encore communiqué officiellement sur un éventuel report de la remise en service à Kalemie. La population attend des précisions sur l’avancement des travaux, les difficultés rencontrées et le calendrier de rétablissement.
Une source se présentant comme proche du dossier évoque des contraintes techniques et logistiques supplémentaires, notamment des difficultés d’approvisionnement en gasoil et un retard dans l’arrivée de techniciens spécialisés, dont des soudeurs. Leur arrivée n’est pas confirmée. Ces explications restent, elles aussi, sans confirmation officielle de la SNEL.
Les activités économiques subissent aussi la coupure
Les petits commerces, ateliers de soudure, poissonneries, chambres froides, moulins et cybercafés fonctionnent au ralenti ou restent à l’arrêt. Pour les acteurs qui utilisent un groupe électrogène, la hausse du prix du carburant représente une charge supplémentaire. Les autres activités concernées subissent un chômage technique forcé.
Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
