Huang Xia a demandé d’accélérer la réforme du mécanisme de certification des minerais de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), devant le Conseil de sécurité des Nations unies. L’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs a présenté cette réforme comme une étape importante pour renforcer la transparence, la traçabilité et la redevabilité des chaînes de valeur minérales.
Lors de cette réunion, l’exploitation illicite et le trafic des ressources naturelles de la RDC ont été désignés comme l’une des causes profondes du conflit dans l’Est du pays. Plusieurs intervenants ont demandé un contrôle accru du commerce des minerais afin de limiter les revenus provenant des circuits illicites.
La certification de la CIRGL au centre des demandes
Huang Xia a plaidé pour le renforcement de l’Initiative régionale contre l’exploitation illégale des ressources naturelles de la CIRGL. Celle-ci vise à mieux encadrer les approvisionnements en minerais et à réduire les possibilités de financement des groupes armés par le commerce illicite.
Son Mécanisme régional de certification couvre notamment l’étain, le tantale, le tungstène et l’or. Il repose sur le suivi des flux de minerais, la certification des chaînes d’approvisionnement et des procédures de contrôle destinées à améliorer la transparence du secteur.
La délégation congolaise a demandé que la traçabilité des minerais, la transparence et le devoir de diligence soient assurés à chaque étape des chaînes d’approvisionnement. « La paix ne sera durable que si les bénéfices tirés de la guerre cessent d’être supérieurs à son coût », a déclaré le représentant de la RDC.
Le représentant chinois a, de son côté, appelé à faire des ressources minières un moteur de développement plutôt qu’un facteur de conflit.
Des avancées diplomatiques sur fond de détérioration sécuritaire
Huang Xia a salué les avancées diplomatiques tout en soulignant que la situation sécuritaire et humanitaire continuait de se détériorer. Le processus de Washington concerne les tensions entre Kinshasa et Kigali, tandis que celui de Doha porte sur les négociations entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23.
L’Envoyé spécial a également demandé de renforcer la coordination avec l’Union africaine et les mécanismes régionaux. Les interventions au Conseil ont ainsi mis en avant la nécessité de compléter les démarches diplomatiques par un meilleur contrôle des circuits économiques liés aux ressources naturelles.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
