Le cabinet du président de la République démocratique du Congo poursuit ses consultations avec les confessions religieuses dans le cadre du dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi. Ce lundi 12 octobre 2026, le directeur de cabinet Anthony Nkinzo Kamole, accompagné de Fortunat Biselele, a rencontré Ejiba Yamapia, président de la Plateforme des églises du Réveil, entouré d’autres responsables religieux.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des échanges déjà menés avec l’Église catholique (CENCO) et l’Église protestante (ECC). L’objectif affiché est de recueillir les contributions des différentes composantes de la société congolaise pour favoriser un dialogue inclusif autour des enjeux de paix, de cohésion nationale et de stabilité.
Un processus préparatoire en cours de structuration
La rencontre intervient alors que les structures préparatoires du dialogue national se mettent progressivement en place. Une ordonnance présidentielle a institué un comité d’organisation et une commission préparatoire, dont les animateurs doivent encore être désignés. Le directeur de cabinet du président est appelé à jouer un rôle central dans ce dispositif.
Selon le texte de l’ordonnance, le comité rendra régulièrement compte de ses activités au chef de l’État par l’intermédiaire de son directeur de cabinet, au moyen de notes d’étape, de séances de briefing ou de rapports circonstanciés. Les orientations présidentielles lui seront également transmises par ce canal.
Un financement public et des modalités précises
Le fonctionnement du comité et de son secrétariat technique sera financé par le Trésor public. Le texte mentionne également les dons, legs et libéralités parmi les ressources possibles. Les membres du comité et les experts bénéficieront d’une allocation forfaitaire mensuelle, dont le montant et les modalités de paiement seront fixés par le directeur de cabinet après validation du président de la République.
La durée de la mission du comité n’est pas limitée par une échéance précise. Il accompagnera « toute la vie du processus du dialogue » et cessera ses activités après la remise de son rapport final.
Un dialogue contesté par une partie de l’opposition
L’initiative de dialogue national, officiellement annoncée en août 2026 comme un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », doit traiter les causes structurelles de l’instabilité du pays. Le processus est prévu pour s’étendre sur une période maximale de trois mois, en commençant à la base avant d’atteindre les instances nationales.
Cependant, son format suscite des désaccords au sein de la classe politique. Une partie de l’opposition conteste les modalités du processus et réclame davantage de garanties quant à son caractère inclusif et consensuel. La question de la préparation, de la facilitation et de la participation des différentes forces politiques et sociales demeure au cœur des divergences.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
