Les affrontements entre la CODECO et la Convention pour la révolution populaire (CRP) ont fait environ 45 morts depuis le week-end dans le territoire de Djugu, en Ituri. Les combats se sont poursuivis jusqu’au lundi 12 octobre, avec des mouvements d’hommes armés signalés près des sites de déplacés de Roe et de Djangi.
Un bilan lourd et des circonstances encore floues
Les violences ont éclaté dimanche 11 octobre à Lenga et à Lokpa. Selon des sources sécuritaires, des dizaines de miliciens de la CODECO ont été tués par des engins explosifs attribués à la CRP alors qu’ils poursuivaient des combattants de ce groupe. Du côté de la CRP, le bilan provisoire fait état de quatre morts et de deux blessés. Des armes ont également été récupérées, selon les mêmes sources.
Ces violences font suite à des affrontements survenus vendredi dernier à Maze, qui avaient fait onze morts, selon l’association culturelle Ente. La situation restait encore tendue le matin du lundi 12 octobre, avec des mouvements d’hommes armés signalés à proximité des sites de déplacés de Roe et de Djangi.
La protection des civils au cœur des préoccupations
La présence d’hommes armés aux abords des sites de déplacés suscite des inquiétudes pour la sécurité des civils. À Roe, les Casques bleus de la MONUSCO ont effectué des tirs de sommation pour éloigner des éléments armés non identifiés, rapportent des sources locales. À Drodro, environ 1 000 civils se sont rassemblés devant la base de la Mission onusienne pour chercher protection.
La MONUSCO a renforcé ses patrouilles dans les zones menacées afin de contribuer à la protection des populations civiles. Face à cette nouvelle escalade de violences, des acteurs locaux appellent les groupes armés à respecter les engagements pris dans le cadre du processus de paix d’Aru II.
Un contexte de violences récurrentes en Ituri
Le territoire de Djugu est régulièrement le théâtre d’affrontements entre groupes armés, qui ont déjà causé de nombreux déplacements de populations. Les sites de déplacés de Roe et de Djangi accueillent des civils ayant fui les violences antérieures. La présence d’hommes armés à proximité de ces sites accroît les risques pour les personnes vulnérables.
Les autorités locales et les organisations humanitaires suivent la situation de près. Les appels au respect du processus de paix d’Aru II se multiplient, alors que les combats se poursuivent dans plusieurs localités. La MONUSCO continue de jouer un rôle clé dans la protection des civils, mais la situation demeure volatile.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
