La République Démocratique du Congo participera à la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications (UIT), prévue du 9 au 27 novembre 2026 à Doha, au Qatar. Cette rencontre, qui réunit les 194 États membres, doit définir les grandes orientations du numérique mondial et renouveler la direction de l’organisation. Pour la RDC, l’enjeu est de faire entendre sa voix sur des sujets qui touchent directement son développement : la gestion du spectre radioélectrique, les communications par satellite, l’intelligence artificielle, les normes technologiques et l’accès au numérique dans les zones encore mal desservies.
Un rendez-vous décisionnel pour l’avenir du numérique
La Conférence de plénipotentiaires, organisée tous les quatre ans, est l’organe décisionnel suprême de l’UIT. Près de 3 000 participants, représentant les États, l’industrie et le monde universitaire, sont attendus à Doha. L’un des principaux enjeux sera l’élection des cinq plus hauts responsables de l’organisation : le Secrétaire général, le Secrétaire général adjoint et les directeurs des trois Bureaux chargés des radiocommunications, de la normalisation et du développement. Les 48 États membres du Conseil de l’UIT seront également élus, tout comme les membres du Comité du Règlement des radiocommunications pour la période 2027-2030.
Les priorités congolaises : spectre, satellite et inclusion numérique
Pour la RDC, la gestion du spectre radioélectrique est un dossier sensible. Ce spectre, qui correspond aux fréquences utilisées pour les communications sans fil, est une ressource limitée et stratégique. Sa répartition influence directement la qualité des réseaux mobiles, le coût des services et la capacité à connecter les zones reculées. Les communications par satellite représentent une autre priorité : elles peuvent offrir une couverture là où les infrastructures terrestres sont difficiles à déployer, notamment dans les provinces éloignées. L’intelligence artificielle et les normes technologiques sont aussi au programme, car elles détermineront les équipements et les services de demain.
Une présence renforcée dans la gouvernance mondiale
Avec son vaste territoire, son marché des télécommunications et ses besoins importants en infrastructures numériques, la RDC cherche à renforcer sa présence dans les instances internationales où se prennent les grandes décisions du secteur. Une éventuelle accession d’un représentant congolais à l’un des cinq principaux postes de direction de l’UIT constituerait une avancée importante pour le pays dans la gouvernance mondiale du numérique. La PP-26 devra aussi adopter les prochaines orientations stratégiques et financières de l’organisation, ce qui influencera les priorités d’investissement et de coopération pour les années à venir.
Pour les Congolais, ces discussions ne sont pas abstraites : elles conditionnent l’accès à des services numériques abordables et fiables, l’arrivée de nouvelles technologies et la possibilité de participer à l’économie numérique mondiale. La participation active de la RDC à Doha est donc un levier pour défendre ses intérêts et accélérer sa transformation numérique.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Eventsrdc
