La Société nationale d’électricité (SNEL) a dévoilé, vendredi 9 octobre 2026, de nouvelles options pour renforcer l’approvisionnement électrique de Kinshasa. Lors du sixième panel de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, consacré à la transition énergétique et à l’autonomie électrique des villes, le directeur général Teddy Lwamba a présenté deux projets majeurs : une centrale flottante de 134 mégawatts et un parc solaire à Maluku d’environ 100 mégawatts. Ces annonces interviennent alors que la capitale congolaise fait face à une demande croissante en électricité, portée par sa croissance démographique et son expansion urbaine.
Une centrale flottante pour répondre à l’urgence
La centrale flottante de 134 mégawatts constitue l’une des réponses envisagées par la SNEL pour augmenter rapidement la capacité de production disponible pour Kinshasa. Ce type d’infrastructure, installée sur l’eau, peut être déployée plus rapidement qu’une centrale terrestre classique. Elle vise à combler une partie du déficit énergétique de la ville, sans attendre la finalisation de projets de plus long terme. Selon les données présentées lors du panel, cette capacité s’ajouterait aux efforts déjà engagés pour stabiliser le réseau.
Un parc solaire à Maluku en 18 mois
En parallèle, la SNEL prévoit la construction d’un parc solaire à Maluku, en partenariat avec un groupe norvégien. D’une capacité avoisinant les 100 mégawatts, cette installation devrait être réalisée dans un délai de 18 mois. Ce projet s’inscrit dans une logique de diversification des sources d’énergie, en misant sur le solaire pour compléter l’offre hydroélectrique traditionnelle. Il permettrait de renforcer l’autonomie énergétique de la capitale et de réduire sa dépendance à un seul type de production.
Plus de 140 mégawatts déjà disponibles depuis 2025
Depuis 2025, plusieurs transformateurs ont bénéficié d’un renforcement de capacité, rendant disponibles plus de 140 mégawatts supplémentaires. Cette amélioration a déjà contribué à soulager certaines zones de la ville. Toutefois, la SNEL insiste sur la nécessité de poursuivre les investissements pour répondre à une demande qui ne cesse de croître. Le directeur général a également souligné l’importance du recouvrement des factures pour financer l’entretien et la modernisation des équipements.
La lutte contre les raccordements frauduleux
Teddy Lwamba a par ailleurs dénoncé les raccordements frauduleux, qui provoquent des surcharges des cabines électriques et perturbent le fonctionnement du réseau. Ces pratiques illégales fragilisent l’ensemble du système et réduisent la qualité du service pour les usagers réguliers. Pour y faire face, la SNEL entend intensifier les contrôles, renforcer le recouvrement des factures et poursuivre la modernisation de ses infrastructures. Ces mesures visent à protéger les équipements et à garantir une distribution plus fiable.
Les discussions de ce panel ont mis en évidence la nécessité de combiner investissements, diversification des sources d’énergie et lutte contre les pratiques frauduleuses pour améliorer durablement la desserte électrique dans la capitale congolaise. Pour les ménages et les entreprises de Kinshasa, ces projets pourraient se traduire par une réduction des coupures et une meilleure disponibilité de l’électricité, à condition que les financements et la discipline de consommation suivent.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
