Au moins 182 personnes se retrouvent sans abri à Mokele, un village du territoire de Bolobo, dans la province du Maï-Ndombe. Dans la nuit de lundi, une pluie accompagnée de fortes précipitations a provoqué l’effondrement de 45 maisons. Le centre de santé Nsamwale, unique structure sanitaire du village, a également été endommagé, tout comme une école qui s’est écroulée. Ces dégâts surviennent alors que la saison des pluies ne fait que commencer, laissant craindre une aggravation des conditions de vie pour les ménages touchés.
Les conséquences sont immédiates pour les habitants. Des enfants et des femmes passent désormais la nuit dans des conditions difficiles, exposés aux intempéries et à l’insécurité sociale. Me Eric Bentobwi, défenseur des droits humains, a lancé un appel aux autorités pour une intervention urgente. Il souligne la fragilité particulière des enfants et des femmes sans abri dans de telles situations.
Une saison des pluies qui commence mal à Bolobo
Le drame de Mokele illustre la vulnérabilité des habitations face aux premières pluies de la saison. Selon Me Eric Bentobwi, « avec les fortes précipitations que nous connaissons, les gens risquent d’être en insécurité sur le plan social ». Cette déclaration met en lumière un risque structurel : si des pluies précoces suffisent à faire écrouler des dizaines de maisons, les semaines à venir pourraient multiplier les sinistres. L’effondrement de l’école et les dommages au centre de santé aggravent encore la situation, privant la communauté de services essentiels au moment où elle en a le plus besoin.
Des familles exposées à la belle étoile
Les 182 personnes sans abri, dont de nombreux enfants et femmes, vivent actuellement à la belle étoile. Cette situation les expose non seulement aux intempéries, mais aussi à des risques sanitaires et sécuritaires. Me Eric Bentobwi insiste sur la nécessité d’une aide d’urgence : « Voilà pourquoi nous tirons l’attention des autorités pour qu’on vienne en aide à l’urgence, afin que les familles qui vivent à la belle étoile trouvent un abri. » L’absence de solution immédiate pourrait entraîner des déplacements forcés ou une surcharge des familles d’accueil, déjà fragilisées.
Un appel à l’action pour les autorités
Face à cette crise, le défenseur des droits humains plaide pour une intervention rapide du gouvernement. L’objectif est de mettre en sécurité les ménages touchés avant que la saison des pluies ne s’intensifie. La situation à Mokele rappelle que les infrastructures rurales, souvent précaires, sont particulièrement exposées aux aléas climatiques. Une réponse coordonnée pourrait inclure la fourniture d’abris temporaires, une évaluation des dommages et un soutien aux services de santé et d’éducation endommagés. Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été rapportée, laissant les sinistrés dans l’attente d’un secours concret.
A lire aussi : Incendie à Bikenge : des familles sans abri appellent à l'aide ; Incendies à Bukavu : plus de 2 000 sinistrés sans abri
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
