La France renforce son appui financier à la République démocratique du Congo dans la lutte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola. Une aide supplémentaire de 7 millions d’euros a été annoncée, portant la contribution française à 23 millions d’euros pour l’année en cours. Cette décision a été rendue publique par le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors de la septième conférence nationale humanitaire tenue à Paris.
Un appui financier qui s’inscrit dans la durée
L’annonce de cette enveloppe complémentaire intervient alors que la RDC fait face à la dix-septième épidémie d’Ebola, considérée comme la plus meurtrière. Selon les chiffres avancés par le chef de la diplomatie française, l’épidémie a déjà causé 4 000 décès, dont un millier d’enfants de moins de cinq ans. Jean-Noël Barrot a souligné que la propagation du virus aggrave les souffrances d’une population déjà éprouvée par les conflits, et que cette crise constitue un enjeu de santé mondial.
L’aide française vise à prévenir une plus grande propagation de l’épidémie. Le ministre a indiqué que la France continuera, avec l’Agence française de développement, à soutenir l’Institut national de recherche biomédicale congolais. Cette institution joue un rôle central dans la surveillance et la riposte contre Ebola en RDC.
Bunia, épicentre de l’épidémie et de la réponse française
Lors de sa récente visite en RDC, Jean-Noël Barrot s’est rendu à Bunia, dans la province de l’Ituri, présentée comme l’épicentre de l’épidémie. Il a constaté sur place l’engagement des scientifiques et humanitaires français, qu’il a qualifiés de « première ligne » face à cette épidémie meurtrière. Le ministre a salué leur courage et leur rôle déterminant dans la riposte.
Cette présence française sur le terrain s’accompagne d’un soutien financier renforcé. L’objectif est de consolider les capacités locales de réponse, notamment à travers la recherche biomédicale et les actions humanitaires. La coopération entre la France et la RDC ne se limite pas à la santé : les deux pays envisagent également de développer un projet fondé sur l’action des ONG locales et internationales pour garantir l’accès à la justice aux survivantes de violences sexuelles liées au conflit.
Une conférence humanitaire pour coordonner les efforts
La septième conférence nationale humanitaire, organisée par le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères avec des ONG humanitaires françaises, a réuni plus de 300 acteurs issus du monde humanitaire, des institutions, de la recherche, du secteur privé et de la société civile. Cette rencontre constitue la principale enceinte de réflexion et de dialogue entre les acteurs humanitaires, les bailleurs, les entreprises et les fondations, sous l’égide du gouvernement français.
Cette conférence a été l’occasion pour le gouvernement français de promouvoir une approche intégrée visant à répondre aux besoins immédiats tout en renforçant la résilience des populations. La protection de la population française contre tout risque, notamment celui d’une extension de l’épidémie d’Ebola, figure également parmi les préoccupations exprimées.
L’engagement financier annoncé s’inscrit dans un contexte où les crises humanitaires se multiplient. La France affirme ainsi maintenir un engagement indéfectible aux côtés de ses partenaires, en mobilisant des ressources supplémentaires pour faire face aux urgences sanitaires et humanitaires.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
