La société Lignes maritimes congolaises (LMC SA) prévoit d’acquérir son propre navire de mer. L’annonce a été faite par la Directrice générale a.i., Gisèle Mbwansiem Mbiung Mupa, le lundi 5 octobre à Matadi, dans la province du Kongo Central, lors d’une assemblée générale avec les cadres et agents de la direction provinciale.
Cette décision vise à renforcer la compétitivité de l’entreprise publique, notamment dans la perspective de la mise en service du port en eau profonde de Banana. « Avec la construction du port en eau profonde de Banana, il faut que notre entreprise puisse avoir son propre navire pour que nous soyons compétitifs », a déclaré la Directrice générale a.i.
Un outil stratégique pour le transport maritime au Kongo Central
L’acquisition d’un navire propre représente un changement de modèle pour LMC SA, qui dépend actuellement d’affrètements ou de partenariats. Disposer d’un navire en propre permettrait à l’entreprise de mieux contrôler ses coûts, ses délais et la qualité de ses services. Dans un contexte où le port de Banana doit devenir un hub régional, la maîtrise d’un outil naval devient un levier essentiel pour capter une partie du trafic maritime attendu.
La Directrice générale a.i. a également insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse. Elle a appelé les agents à plus de rigueur et à bannir les antivaleurs afin de contribuer à la relance de l’entreprise. Cette exigence de bonne gouvernance est présentée comme une condition pour que l’investissement dans un navire produise les effets économiques escomptés.
Une relance conditionnée par la discipline interne
Au-delà de l’équipement, la relance de LMC SA passe par un changement de comportement au sein du personnel. La lutte contre les antivaleurs est un message fort adressé aux agents, car la performance d’une entreprise de transport dépend autant de ses actifs que de la fiabilité de ses opérations. Une meilleure discipline interne peut réduire les pertes, améliorer la réputation de l’entreprise et attirer des clients.
La rencontre s’est achevée par une séance de questions-réponses avec le personnel sur les perspectives de LMC SA. Ce moment d’échange montre une volonté d’associer les agents aux décisions stratégiques, ce qui peut favoriser leur adhésion aux réformes annoncées.
Quels effets attendre pour l’économie locale ?
Si le projet aboutit, LMC SA pourrait jouer un rôle plus actif dans le transport maritime au Kongo Central. Un navire propre peut permettre de transporter des marchandises vers et depuis Matadi et Banana, réduisant la dépendance vis-à-vis d’opérateurs étrangers. Pour les opérateurs économiques locaux, cela pourrait se traduire par une offre de transport plus régulière et potentiellement plus compétitive.
La réussite de cette initiative dépendra toutefois de la capacité de l’entreprise à mobiliser les financements nécessaires et à maintenir une gestion saine. L’annonce de la Directrice générale a.i. marque une étape, mais sa concrétisation reste à confirmer dans les mois à venir.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
