La nuit du 2 au 3 octobre 2026, le directeur général de la Société nationale d’électricité, Teddy Lwamba, a parcouru plusieurs communes de Kinshasa pour constater les difficultés de desserte en électricité. Bandalungwa, Kintambo, Kalamu, Limete, Ngiri-Ngiri et Lemba ont été visitées. Cette ronde nocturne répondait aux nombreuses alertes des Kinois sur les coupures et la qualité du service. Le constat est sans appel : la capitale fait face à une baisse sensible de la puissance injectée dans le réseau. Pour les habitants, cela se traduit par des délestages plus fréquents et une vie quotidienne perturbée.
Une écoute de terrain face à la colère des abonnés
En se déplaçant lui-même, Teddy Lwamba a voulu recueillir les préoccupations des abonnés et évaluer directement les difficultés rencontrées sur le réseau électrique. Cette démarche tranche avec une gestion souvent perçue comme lointaine. Les coupures d’électricité ne sont pas seulement un inconfort : elles affectent les petits commerces, la conservation des aliments, la sécurité des quartiers et l’accès à l’information. En allant à la rencontre des usagers, le directeur général reconnaît implicitement que la parole des Kinois doit compter dans les décisions techniques.
Un réajustement du délestage annoncé
À l’issue de cette descente, Teddy Lwamba a annoncé un réajustement du programme de délestage, en tenant compte des réalités constatées sur le terrain. Cette annonce laisse espérer une meilleure répartition des coupures, mais elle soulève aussi une question : les capacités de production et de distribution permettront-elles de tenir ces engagements ? La SNEL n’a pas communiqué de calendrier précis ni de chiffres sur l’ampleur du déficit. Les abonnés, eux, attendent des actes concrets plutôt que des promesses.
Protéger les infrastructures, un enjeu de service public
Le directeur général a également insisté sur la nécessité de mieux protéger les infrastructures électriques. L’accès aux installations sera davantage contrôlé et réservé aux personnes habilitées. Cette mesure vise à limiter les actes de vandalisme ou les interventions non autorisées qui fragilisent le réseau. Mais elle pose aussi la question de la transparence : qui sera habilité, et selon quels critères ? Pour les usagers, la protection des équipements est une condition essentielle pour espérer un retour à un service stable.
À travers cette démarche, la SNEL entend rapprocher ses réponses des réalités vécues par les abonnés et renforcer la gestion du réseau électrique de Kinshasa. Reste à savoir si cette volonté affichée se traduira par une amélioration durable. Les Kinois, eux, continuent de subir les conséquences d’un système sous tension, où chaque coupure rappelle la fragilité d’un service pourtant essentiel.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
