Les premières missions de vérification du cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont été saluées par le Burundi, mais avec une mise en garde claire : la situation reste fragile. Lors d’une intervention au Conseil de sécurité des Nations unies, le représentant permanent du Burundi, Zéphyrin Maniratanga, a souligné que les avancées constatées à Minembwe et à Masisi ne doivent pas masquer la poursuite des combats.
Des missions de vérification encourageantes mais insuffisantes
Le diplomate burundais a reconnu que les missions menées dans le cadre du Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus, avec l’appui de la MONUSCO, constituent « une étape encourageante ». Toutefois, il a immédiatement tempéré cet optimisme en rappelant que « la poursuite des combats montre que ces premiers progrès demeurent fragiles ». Cette prudence s’explique par la persistance des hostilités dans plusieurs zones de l’est de la RDC, malgré les engagements pris dans le cadre du processus de Doha.
Le désarmement des FDLR, un dossier épineux
Zéphyrin Maniratanga a également attiré l’attention du Conseil sur les développements relatifs au désarmement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Il a évoqué le protocole d’accord signé par une faction et le plan présenté par la RDC dans le cadre du processus de Washington, tout en relevant que « des divergences subsistent entre les parties sur sa mise en œuvre ». Pour Bujumbura, ces démarches doivent être poursuivies de bonne foi et aboutir à des mesures vérifiables sur le terrain.
La protection des civils au cœur des préoccupations
La situation humanitaire a occupé une place importante dans l’intervention burundaise. Le représentant permanent a fait état de nouvelles pertes civiles, de déplacements forcés et de violations des droits humains dans l’est de la RDC. Il a également souligné les difficultés d’accès rencontrées par la MONUSCO et les acteurs humanitaires, appelant toutes les parties à garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave.
Un appel à la coopération et à la vérification
Face à ces défis, le Burundi a lancé un appel clair : les parties doivent respecter leurs engagements, coopérer pleinement avec les mécanismes de vérification et permettre le déploiement d’autres missions sur le terrain. Le diplomate a aussi insisté sur la nécessité de cesser tout soutien aux groupes armés, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Ces déclarations interviennent alors que les rapports détaillés sur les éventuelles violations du cessez-le-feu n’ont pas encore été rendus publics, laissant planer une incertitude sur l’évolution réelle de la situation sécuritaire.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
