Le Forum économique Royaume-Uni – RDC, prévu du 2 au 4 novembre à Londres, se présente comme un cadre de concrétisation des échanges bilatéraux. Jean-Bosco Kanyemesha, membre du UK-RDC Business Partnership Consortium, détaille la stratégie retenue pour transformer l’intérêt en contrats.
Un constat d’échanges limités
L’initiative part d’un constat documenté : les échanges entre la RDC et le Royaume-Uni restent faibles, concentrés sur le secteur minier et l’exportation du café. Jean-Bosco Kanyemesha, membre du consortium, explique que des discussions engagées depuis au moins cinq ans avec des parties prenantes des deux pays ont révélé un besoin d’élargir ces échanges. La barrière linguistique et l’absence d’intérêt historique sont identifiées comme des freins majeurs. Le Royaume-Uni commerce davantage avec des pays anglophones comme le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria ou le Ghana. La diaspora congolaise en Grande-Bretagne a donc cherché à augmenter ces échanges, en s’appuyant sur le soutien d’acteurs économiques et politiques.
Un filtrage par assessment
Pour éviter de présenter des projets sans fondement, le consortium privilégie les initiatives disposant d’études de faisabilité ou de pré-faisabilité. Les porteurs de projets devront passer par un assessment, une évaluation de la pertinence de leur initiative. Jean-Bosco Kanyemesha précise que les projets sans étude mais avec des données solides et répondant à un besoin réel peuvent être considérés. L’objectif est d’aboutir à des résultats concrets, pas seulement à des échanges de cartes de visite. Le consortium conseille aux personnes ayant des projets bankables de s’approcher du ministère ou du consortium lui-même.
Des secteurs au-delà des mines
Le forum mettra en avant des secteurs non traditionnels : l’agriculture, l’énergie, notamment le renouvelable et l’hydroélectrique, la construction, le numérique, les télécommunications et l’assainissement. La diaspora congolaise du Royaume-Uni, active dans le bâtiment, le numérique et l’énergie, jouera un rôle actif. Jean-Bosco Kanyemesha souligne que les porteurs de projets tech, startups et fintech sont invités à présenter leurs propositions pour un matching avec des partenaires intéressés. Les architectes et les entreprises du BTP sont également concernés, selon l’appétit des porteurs de projets.
Un suivi après le forum
Le consortium prévoit un mécanisme de suivi : trois mois après l’événement, une réunion avec les porteurs de projets permettra d’évaluer les conclusions et d’accompagner la concrétisation des initiatives. Jean-Bosco Kanyemesha indique que la mobilisation est intense des deux côtés, signal positif pour la réussite du forum. Les rencontres B2B et B2G visent à créer des conditions favorables à des contrats signés, même si le résultat dépendra des discussions entre les parties. L’ANAPI et l’Agence des Zones Économiques Spéciales sont présentées comme des structures d’accompagnement pour les investisseurs, notamment sur les questions de fiscalité et d’accès à l’électricité.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Eventsrdc
