La situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo est désormais jugée sous contrôle par les autorités sanitaires. Cette appréciation a été rendue publique vendredi à Kinshasa lors d’un point de presse réunissant le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, et la directrice pays de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en RDC. Les responsables ont toutefois appelé à maintenir les efforts sur le terrain jusqu’à l’interruption complète de la transmission du virus.
Cette annonce intervient alors que les équipes de riposte poursuivent leurs interventions dans les zones concernées. Le ministre de la Santé a rappelé les efforts déployés par les autorités et leurs partenaires pour contenir la propagation du virus. La représentante de l’OMS a, pour sa part, présenté l’évolution de la situation épidémiologique et l’appui de l’Organisation aux opérations conduites par les autorités congolaises.
Une coordination renforcée pour une réponse plus efficace
Le directeur général de l’INSP, Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination et d’une traçabilité des appuis apportés par les différents partenaires. Il a rappelé le principe qui guide la réponse : un seul plan, un seul budget et une seule coordination. Selon lui, certains partenaires n’auraient pas suffisamment assuré leur présence et leur implication sur le terrain conformément aux orientations de la coordination stratégique multisectorielle. Des mesures ont été prises à l’égard de certains d’entre eux.
Cette exigence de coordination vise à éviter les doublons et à garantir que les ressources sont utilisées là où elles sont le plus nécessaires. Pour les populations des zones touchées, cela signifie une meilleure continuité des services de surveillance, de prise en charge et de prévention.
Quatre mois de riposte : des progrès et des défis
L’évolution de l’épidémie a été présentée par le professeur Ahuka Steve, Incident Manager de la riposte. Son intervention a permis de revenir sur les principaux développements enregistrés au cours des quatre derniers mois et sur les défis qui restent à relever. Malgré l’amélioration de la situation, les activités de riposte se poursuivent notamment à travers la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, la prise en charge, la prévention et le contrôle des infections ainsi que la sensibilisation des communautés.
Ces activités sont essentielles pour détecter rapidement tout nouveau cas et éviter une reprise de la transmission. Le suivi des contacts, par exemple, consiste à identifier et à surveiller pendant 21 jours toutes les personnes ayant été en contact avec un malade, afin de les prendre en charge dès l’apparition des premiers symptômes.
Consolider les acquis jusqu’à la fin de la transmission
Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est désormais de consolider les acquis et de maintenir les interventions jusqu’à la fin de la transmission du virus. La stratégie demeure ainsi fondée sur trois principes : un seul plan, un seul budget et une seule coordination. Cette approche intégrée doit permettre de garantir que chaque acteur de la riposte travaille dans le même sens, avec des objectifs communs et des ressources mutualisées.
La prudence reste de mise : tant que le virus circule, le risque de nouveaux cas demeure. Les communautés sont donc appelées à continuer de respecter les mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts avec les personnes malades et les corps des défunts, et le signalement rapide de tout cas suspect aux autorités sanitaires.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
