La riposte contre la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) se heurte à un obstacle majeur : l’accès limité à l’oxygène médical. Alors que la Journée mondiale de l’oxygène, célébrée le 2 octobre, approche, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) insiste sur la nécessité de renforcer durablement cet outil essentiel pour la prise en charge des cas graves. Cette situation met en lumière les défis structurels du système de santé congolais, où de nombreux malades succombent encore faute d’avoir été pris en charge à temps dans une structure sanitaire adaptée.
Un besoin vital pour les patients atteints de formes sévères
L’oxygène médical est indispensable pour traiter les patients souffrant de formes graves d’Ebola. Dans de nombreuses zones touchées par l’épidémie en RDC, son accès reste limité en raison de contraintes liées aux infrastructures, aux équipements et à l’organisation des services de santé. Selon la Dre Janet Diaz, du Programme des urgences sanitaires de l’OMS, un accès rapide aux soins améliore considérablement les chances de survie. Pourtant, de nombreux patients continuent de mourir à domicile ou au sein de leurs communautés faute de pouvoir atteindre rapidement un centre de santé. Cette réalité souligne l’importance de rapprocher les services de santé des populations et de garantir la disponibilité de l’oxygène médical dans les structures de prise en charge.
Une situation épidémiologique en amélioration progressive
Au 27 septembre, plus de 8 100 cas confirmés et près de 3 900 décès avaient été enregistrés dans sept provinces du pays. Toutefois, les autorités sanitaires et l’OMS signalent une amélioration progressive de la situation, marquée par une baisse des nouveaux cas et des décès au cours des dernières semaines. Sur le terrain, la riposte continue de se renforcer. La capacité d’accueil des centres de traitement est passée de quelques lits au début de l’épidémie à plus de 1 600 aujourd’hui. Par ailleurs, des centaines de professionnels de santé ont été formés afin d’améliorer la prise en charge des patients. Ces progrès, bien que notables, ne doivent pas masquer les besoins persistants en matière d’oxygène médical et d’accès aux soins, en particulier dans les zones reculées.
Investir dans l’oxygène médical pour sauver des vies
Face à ces défis, l’OMS appelle à poursuivre les investissements dans les systèmes d’oxygène médical et dans l’accès aux soins. L’objectif est de sauver davantage de vies durant cette épidémie, mais aussi de renforcer durablement les capacités du système de santé. En effet, un accès élargi à l’oxygène médical pourrait réduire la mortalité liée aux formes graves d’Ebola et améliorer la résilience du système de santé face aux futures urgences sanitaires. La Journée mondiale de l’oxygène, célébrée le 2 octobre, constitue une occasion de rappeler que l’oxygène médical est un élément essentiel des soins de santé, au même titre que les médicaments ou les équipements de protection. Pour les patients atteints d’Ebola, chaque minute compte, et la disponibilité de l’oxygène peut faire la différence entre la vie et la mort.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
