La commune de Likasi, dans le Haut-Katanga, traverse une situation administrative confuse. Deux bourgmestres revendiquent actuellement la gestion de cette municipalité : Olivier Munongo Msiri Kiboko, bourgmestre titulaire, et Leya Banza, qui assure l’intérim depuis janvier 2026. Cette double autorité soulève des questions pratiques pour les habitants et les services communaux.
Un retour contesté à la tête de la commune
Olivier Munongo Msiri Kiboko, absent depuis neuf mois pour des raisons de santé, a repris ses fonctions après avoir été réhabilité par la Cour d’appel du Haut-Katanga, faisant office de cour administrative d’appel. Son installation a eu lieu le 21 septembre dernier, en présence du conseil communal de sécurité. Un procès-verbal d’installation et de reprise de fonctions a été signifié à la mairie de Likasi ainsi qu’au parquet de grande instance de la ville. Depuis, il travaille dans le bureau de la commune.
Cette reprise s’appuie sur une décision de justice qui lui redonne officiellement ses prérogatives. Pour les habitants, cela signifie que le bourgmestre titulaire est de nouveau en mesure de signer des actes et de diriger l’administration communale. Toutefois, la reconnaissance de cette autorité par l’ensemble des services et des partenaires institutionnels reste incertaine, car l’intérimaire conteste cette situation.
Une intérimaire qui ne reconnaît pas la reprise
De son côté, Leya Banza continue d’exercer comme bourgmestre intérimaire. Elle ne reconnaît pas, à ce stade, la reprise de fonctions de son prédécesseur. Dans un communiqué de service signé le 19 septembre, elle rappelle que la commune de Likasi reste, selon elle, placée sous sa responsabilité en vertu d’une lettre datée du 21 janvier 2026 et signée par le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, lui confiant l’intérim. Elle a, pour sa part, délocalisé son bureau.
Cette position crée un chevauchement des responsabilités. Leya Banza a notamment participé au conseil provincial de sécurité élargi aux maires et bourgmestres du Haut-Katanga, la semaine dernière, ce qui montre qu’elle est encore considérée comme l’interlocutrice de la commune dans certaines instances. Pour les usagers, cela peut entraîner des incertitudes sur la validité des actes administratifs et sur l’interlocuteur officiel.
Quelles conséquences pour les habitants ?
Cette situation crée une confusion à la tête de la commune de Likasi, avec deux responsables exerçant leurs activités dans des bureaux distincts. Pour les usagers, cela peut entraîner des incertitudes sur la validité des actes administratifs et sur l’interlocuteur officiel. L’autorité provinciale du Haut-Katanga n’a pas encore réagi à cette situation. En attendant, les services communaux fonctionnent avec deux pôles de décision, ce qui pourrait ralentir certaines démarches.
Les habitants de Likasi doivent donc composer avec une administration à deux têtes. Les actes courants, comme les attestations de résidence ou les autorisations diverses, pourraient être remis en cause selon le bureau qui les délivre. Cette incertitude est d’autant plus préoccupante que la commune est un échelon essentiel pour la vie quotidienne. La clarification de la situation dépend désormais de l’autorité provinciale, qui n’a pas encore tranché.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
