Le tribunal militaire de garnison de Lubumbashi a rendu son verdict vendredi 18 septembre 2026 dans l’affaire du braquage d’une station-service à Kilobelobe, où deux policiers avaient été tués. Plusieurs prévenus ont été condamnés à la peine de mort, tandis que Samuel Likilo a écopé de 20 ans de servitude pénale. L’audience foraine s’est tenue au parking de l’Hôtel de Ville de Lubumbashi, en présence du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula.
Cette décision judiciaire intervient dans un contexte où les autorités provinciales cherchent à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions chargées de faire respecter la loi. Le gouverneur intérimaire a présenté cette audience publique comme une démarche à portée pédagogique dans la lutte contre l’insécurité. Selon lui, le traitement de ces dossiers devant la justice doit contribuer à rassurer la population et à montrer que les actes criminels ne restent pas impunis.
Une audience publique pour marquer les esprits
La tenue de l’audience au parking de l’Hôtel de Ville de Lubumbashi n’est pas anodine. En choisissant un lieu public, la justice militaire a voulu donner une visibilité particulière à ce procès. Le gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula a souligné que la sécurité est une responsabilité collective, impliquant les services compétents, les autorités et la population. Cette approche vise à encourager la collaboration avec les forces de sécurité et les institutions judiciaires.
Les prévenus étaient poursuivis pour différents faits, notamment des braquages, des extorsions et des vols à main armée enregistrés à Lubumbashi. Le braquage du 6 septembre dernier dans le quartier Kilobelobe avait coûté la vie à deux éléments de la Police nationale congolaise commis à la garde de la station-service. Après deux jours de débats, jeudi et vendredi, le tribunal a rendu son jugement.
Des peines lourdes pour dissuader
La condamnation à la peine de mort de plusieurs prévenus et la peine de 20 ans de servitude pénale pour Samuel Likilo envoient un message fort. Dans un contexte où les cas de criminalité sont signalés à Lubumbashi, ces sanctions visent à dissuader les auteurs potentiels de braquages et de vols à main armée. Le gouverneur intérimaire a rappelé que la sécurité constitue une responsabilité collective, et que le respect de la loi est essentiel pour maintenir l’ordre public.
Cette décision s’inscrit dans une série d’initiatives judiciaires et sécuritaires menées par les autorités du Haut-Katanga face à l’insécurité. En rendant des verdicts publics et en impliquant la population, les institutions cherchent à renforcer la confiance des citoyens et à montrer que la justice fonctionne. Reste à savoir si ces mesures auront un effet durable sur la criminalité dans la région.
Un appel à la collaboration citoyenne
Au-delà des peines prononcées, l’audience a été l’occasion pour le gouverneur intérimaire de lancer un appel à la population. Martin Kazembe Shula a insisté sur la nécessité de collaborer avec les forces de sécurité et les institutions judiciaires. Selon lui, la lutte contre l’insécurité ne peut réussir sans l’implication de tous les acteurs, y compris les citoyens qui doivent respecter la loi et signaler les comportements suspects.
Cette approche participative est essentielle dans un contexte où les braquages et les vols à main armée affectent la vie quotidienne des habitants de Lubumbashi. En impliquant la population, les autorités espèrent créer un climat de confiance et améliorer l’efficacité des actions de sécurité. Le verdict rendu vendredi pourrait ainsi marquer un tournant dans la manière dont la justice traite les affaires criminelles dans la province du Haut-Katanga.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
