Le lancement, jeudi 17 septembre 2026, de la formation de 280 agents d’appui à la régulation routière par le gouverneur Daniel Bumba ouvre une nouvelle étape dans la mise en œuvre du plan de circulation à Kinshasa. Cette première vague s’inscrit dans un dispositif qui doit à terme mobiliser 3 500 agents pour accompagner la Police de circulation routière. Au-delà de l’annonce, c’est la question de l’efficacité et des limites de ce nouveau corps qui se pose pour les usagers de la capitale.
Un dispositif pensé pour fluidifier le trafic
Les agents d’appui seront progressivement déployés sur le terrain dans les prochains jours. Leur mission principale consistera à appuyer la régulation du trafic et à sensibiliser les automobilistes et autres usagers au respect des nouvelles mesures de circulation mises en place par le gouvernement provincial à travers le ministère des Transports. L’objectif affiché est de contribuer à la réduction des embouteillages qui affectent quotidiennement les déplacements à Kinshasa. Cette initiative répond à une réalité urbaine marquée par des congestions récurrentes, qui pèsent sur la vie économique et sociale des habitants.
Des prérogatives strictement encadrées
Daniel Bumba a toutefois insisté sur les limites de la mission de ces agents. Ils ne disposeront pas du pouvoir d’arrêter les usagers ni d’effectuer des contrôles. Leur rôle se limitera à l’accompagnement de la régulation et à la sensibilisation. Cette clarification vise à éviter toute confusion avec les prérogatives de la Police de circulation routière, seule habilitée à verbaliser. En délimitant ainsi le champ d’action, l’autorité provinciale cherche à prévenir les abus et à rassurer les citoyens sur la nature de ce nouveau dispositif.
Une mise en garde contre les dérives
Le gouverneur a également mis en garde contre les bavures et les tracasseries. Il a annoncé de lourdes sanctions contre tout agent qui dépasserait les prérogatives qui lui sont attribuées. Cette fermeté répond à une préoccupation récurrente des citoyens face aux pratiques abusives sur la voie publique. Reste à savoir si ces sanctions seront effectivement appliquées et si le dispositif parviendra à instaurer une relation de confiance avec les usagers. La crédibilité de l’initiative dépendra en grande partie de la capacité des autorités à faire respecter ces règles sur le terrain.
La formation de ces 280 premiers agents constitue un test pour la gouvernance urbaine. Leur capacité à expliquer les nouvelles dispositions aux usagers sera déterminante pour l’acceptation du plan de circulation. La réussite de cette initiative dépendra autant de la discipline des agents que de la pédagogie déployée auprès d’une population souvent confrontée à des mesures perçues comme contraignantes. À terme, l’efficacité du dispositif se mesurera à l’amélioration réelle de la fluidité du trafic et à la réduction des tensions sur les axes routiers de la capitale.
A lire aussi : RDC-PASS : 50 agents formés pour l’identité numérique à Kinshasa ; Réforme foncière : 50 conservateurs formés à Kinshasa pour restaurer la confiance
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
