Deux orpailleurs ont perdu la vie et un troisième a été grièvement blessé dans un éboulement de terre survenu jeudi 17 septembre au village de Talulu, dans la chefferie des Walendu Bindi, territoire d’Irumu, en Ituri. L’accident s’est produit alors que les victimes travaillaient dans un puits d’or, selon Cédric Zalo, membre de la société civile du groupement Baviba.
Un éboulement meurtrier dans un puits d’or
Les trois orpailleurs ont été ensevelis par un éboulement alors qu’ils exploitaient un puits d’or. Leurs compagnons ont tenté de leur porter secours, mais deux d’entre eux n’ont pas survécu. Le troisième, grièvement blessé, a été évacué vers une structure sanitaire de la région pour des soins. Les circonstances exactes de l’effondrement n’ont pas été précisées, mais l’incident illustre les dangers de l’exploitation artisanale dans cette zone.
Le drame s’est déroulé dans un contexte où l’orpaillage artisanal constitue une source de revenus essentielle pour de nombreux jeunes de la région. Les puits creusés sans encadrement technique présentent des risques permanents, notamment en cas de fortes pluies. La chefferie des Walendu Bindi, située dans le territoire d’Irumu, est connue pour ses activités minières artisanales, mais les conditions de sécurité y restent précaires.
La saison des pluies, un facteur de risque accru
Cédric Zalo a appelé à davantage de prudence sur les sites d’exploitation artisanale d’or, particulièrement pendant la saison des pluies. Selon lui, cette période augmente les risques d’éboulement. Les sols fragilisés par les précipitations rendent les puits instables, mettant en danger la vie des orpailleurs. Cet appel intervient alors que de nombreux jeunes de la région dépendent de cette activité pour leur subsistance.
La saison des pluies, qui s’étend généralement de septembre à novembre dans cette partie de l’Ituri, accentue la saturation des sols. Les parois des puits, souvent non étayées, deviennent plus susceptibles de s’effondrer. Les orpailleurs, parfois peu sensibilisés aux risques, continuent de descendre dans les galeries malgré les alertes. La société civile locale insiste sur la nécessité d’une prise de conscience collective pour éviter de nouveaux drames.
Un bilan qui relance la question de la sécurité sur les sites miniers
Ce drame met en lumière les conditions de travail précaires dans les mines artisanales de l’Ituri. Aucune mesure de sécurité spécifique n’a été mentionnée pour le site de Talulu. La société civile locale insiste sur la nécessité de sensibiliser les orpailleurs aux risques, sans toutefois évoquer de mesures concrètes. Les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à cet accident.
L’absence de réaction officielle soulève des interrogations sur le suivi des sites d’orpaillage dans la région. Les accidents mortels y sont récurrents, mais les dispositifs de prévention restent limités. La chefferie des Walendu Bindi, comme d’autres zones minières de l’Ituri, fait face à un défi de taille : concilier l’activité économique et la protection des vies humaines. En attendant, les familles des victimes sont plongées dans le deuil, et le blessé lutte pour sa survie dans une structure sanitaire locale.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
