Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Aimé Boji Sangara et Jean-Michel Sama Lukonde, ont co-présidé mercredi 16 septembre à Kinshasa une réunion de leurs bureaux respectifs. Objectif : harmoniser le calendrier des travaux de la session ordinaire de septembre 2026, ouverte la veille. Cette coordination vise à éviter les chevauchements et à prioriser les dossiers législatifs et de contrôle.
Un calendrier commun pour rationaliser les travaux
Selon le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, les échanges ont porté sur la rationalisation du calendrier et l’identification des dossiers prioritaires. Plus de 42 matières sont en souffrance, héritées des sessions de mars et de juin. S’y ajoutent les travaux des commissions, le contrôle parlementaire et les rapports à soumettre aux plénières. La réunion a donc permis de fixer un ordre du jour réaliste et coordonné.
Cette harmonisation est essentielle pour éviter les retards dans l’examen des textes et pour garantir que les deux chambres travaillent de manière complémentaire. En effet, sans un calendrier commun, les travaux parlementaires risquent de se chevaucher, entraînant des lenteurs dans le traitement des dossiers urgents. La rationalisation évoquée par Jacques Djoli vise précisément à fluidifier le processus législatif et à permettre aux députés et sénateurs de se concentrer sur les matières les plus importantes pour la population.
Les priorités législatives de la session
Parmi les matières examinées figurent le projet de loi portant reddition des comptes, les nouvelles initiatives transmises par le Gouvernement et le suivi des réserves d’interprétation de la Cour constitutionnelle. Du côté du Sénat, la rapporteure Néfertiti Ngudianza a souligné que l’examen de la loi de finances et du budget de l’État pour l’exercice 2027 constitue l’une des principales priorités. Elle a également cité la loi référendaire et la poursuite des activités de contrôle parlementaire.
La reddition des comptes est un exercice démocratique crucial : elle permet au Parlement de vérifier comment les fonds publics ont été utilisés et d’en tirer les conséquences. De même, le budget 2027 déterminera les ressources allouées aux différents secteurs, avec un impact direct sur les services publics et les investissements. La loi référendaire, quant à elle, pourrait ouvrir la voie à des consultations populaires sur des questions d’intérêt national, ce qui en fait un texte particulièrement sensible.
Une coordination pour une meilleure efficacité
Les deux chambres entendent disposer d’un calendrier harmonisé pour assurer une meilleure coordination de leurs travaux durant cette session. Cette démarche devrait permettre de traiter les arriérés législatifs et de répondre aux attentes des citoyens en matière de reddition des comptes et de préparation budgétaire. La session de septembre s’annonce donc chargée, avec des enjeux institutionnels et économiques majeurs pour le pays.
Pour les ménages et les entreprises, l’adoption du budget 2027 dans les délais est un signal important : elle conditionne la mise en œuvre des politiques publiques et la stabilité économique. De même, le suivi des réserves de la Cour constitutionnelle garantit que les lois votées respectent la Constitution, renforçant ainsi la sécurité juridique. En harmonisant leurs calendriers, l’Assemblée nationale et le Sénat cherchent à rendre le travail parlementaire plus prévisible et plus efficace, au bénéfice de l’ensemble des citoyens.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
