Le recrutement de la 11e promotion de l’École nationale d’administration (ENA) a été officiellement lancé mardi 15 septembre à Kinshasa. Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a annoncé des sanctions sévères contre toute tentative de népotisme ou de favoritisme dans ce processus. Cette session 2027-2028 s’inscrit dans la volonté de renforcer l’administration publique congolaise avec des agents compétents et intègres.
Un processus dématérialisé pour plus de transparence
Le directeur général de l’ENA, Tombola Muke, a précisé que les candidatures se font désormais en ligne via l’application MyENA. Les candidats doivent être de nationalité congolaise, âgés de 35 ans au maximum et titulaires d’un diplôme universitaire de niveau Bac+5 au minimum. La réception des dossiers se poursuit jusqu’au 29 septembre à 16h30. Cette digitalisation vise à limiter les interventions humaines et à garantir l’équité du concours. En effet, la plateforme MyENA permet de centraliser les candidatures et de réduire les risques de manipulation des dossiers, un enjeu crucial pour la crédibilité de l’institution.
Trois étapes pour sélectionner 100 élèves
Le processus de recrutement comporte trois phases principales : la sélection sur dossier, les épreuves écrites organisées dans les chefs-lieux de province, puis les épreuves orales. Le nombre d’élèves attendus reste fixé à 100 pour l’ensemble des 26 provinces, comme depuis la 3e promotion. Tombola Muke a souligné que toutes les charges financières liées au processus sont prises en charge par le gouvernement, ce qui supprime un obstacle économique pour les candidats. Cette gratuité est essentielle pour permettre à tous les jeunes diplômés, quel que soit leur milieu social, de tenter leur chance sans craindre des frais prohibitifs.
Encourager la participation féminine
Lors de la promotion précédente, seulement 30 % des candidats étaient des femmes. Le vice-Premier ministre a encouragé davantage de candidatures féminines afin de parvenir à une véritable parité au sein de l’ENA. Cette volonté s’inscrit dans une démarche d’inclusion et de représentativité de l’administration publique. Jean-Pierre Lihau a également invité toute personne remplissant les conditions à postuler, sans discrimination liée à la classe sociale, au profit du mérite et des compétences. Il a insisté sur le fait que l’accès à la fonction publique doit reposer uniquement sur les talents et les aptitudes, et non sur des considérations étrangères à la compétence.
Le vice-Premier ministre a promis de veiller personnellement à la transparence du processus et de sanctionner avec la plus haute sévérité toute velléité de compromission. Il s’est dit disponible pour recevoir les dénonciations des candidats qui se sentiraient exclus ou lésés. Cette déclaration vise à rassurer les postulants sur l’intégrité du concours et à dissuader les pratiques de clientélisme ou de tribalisme. En effet, la crédibilité de l’ENA dépend de sa capacité à garantir l’égalité des chances, un principe fondamental pour la modernisation de l’administration publique congolaise.
A lire aussi : Kinshasa : un nouvel incendie frappe le Petit collège Saint Pierre ; RDC-Israël : Herzog promet un soutien humanitaire à Kinshasa
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
