Le lancement de la formation de la première cohorte de 50 agents d’enregistrement du RDC-PASS, mardi 15 septembre à Kinshasa, marque le passage à la phase opérationnelle du dispositif d’identité numérique congolais. Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a présidé la cérémonie, insistant sur la finalité du projet : permettre aux citoyens dûment identifiés d’accéder de manière simple et sécurisée aux services publics numériques.
Un dispositif d’authentification, pas une carte d’identité
Le RDC-PASS est présenté comme une « passerelle numérique » entre le citoyen et les services de l’État. Il ne remplace ni la carte nationale d’identité ni les institutions chargées de l’identification de la population, de l’état civil ou de la délivrance des titres d’identité. « Il constitue une couche d’accès et d’authentification numérique, destinée à permettre à un citoyen dûment identifié d’accéder de manière simple et sécurisée aux services numériques qui lui sont destinés », a précisé Augustin Kibassa Maliba.
Le dispositif est conçu comme une infrastructure permettant progressivement aux citoyens d’accéder à différents services publics numériques à partir d’un identifiant unique. Son intégration est prévue dans une architecture numérique comprenant notamment les registres de référence, les mécanismes d’interopérabilité et les plateformes sectorielles des services publics.
Une formation axée sur la sécurité et la protection des données
Les 50 agents formés doivent renforcer les capacités nécessaires à l’enregistrement et à la gestion de l’identifiant numérique. Leur formation porte notamment sur les procédures d’enregistrement, la protection des données personnelles, la traçabilité des opérations ainsi que les exigences éthiques et sécuritaires du dispositif. Ces compétences sont présentées comme essentielles pour garantir la fiabilité du système et la confiance des usagers.
Le gouvernement prévoit l’intégration du RDC-PASS à une architecture numérique comprenant les registres de référence, les mécanismes d’interopérabilité et les plateformes sectorielles des services publics. Cette approche vise à assurer une cohérence entre les différents services de l’État et à éviter la fragmentation des données.
Une phase pilote à Kinshasa avant un déploiement national
Le lancement de cette formation intervient trois mois après le lancement officiel du RDC-PASS, le 13 juin 2026. Le premier groupe doit contribuer à préparer le déploiement opérationnel du dispositif, notamment à travers une phase pilote à Kinshasa. Pour Gradi Malobo, directeur général de Tridentity RDC, cette formation doit permettre de passer à la mise en œuvre concrète du projet. « L’heure n’est plus aux paroles, mais aux actes », a-t-il déclaré.
À l’horizon 2030, chaque citoyen congolais devrait disposer d’un identifiant numérique, selon Augustin Kibassa Maliba. La mise en œuvre du dispositif doit tenir compte de la sécurité, de l’interopérabilité, de la protection des données, de l’inclusion et de la traçabilité. Le projet vise à faciliter l’accès aux services publics et à simplifier certaines démarches administratives.
La formation de cette première cohorte constitue une étape préparatoire au déploiement du RDC-PASS. Elle doit permettre de disposer d’un personnel qualifié pour l’enregistrement des citoyens et la gestion des identifiants numériques. Les autorités insistent sur la nécessité de respecter les normes de sécurité et de protection des données dès cette phase initiale.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
