Le Conseil communal de la jeunesse de Goma a signalé, mardi 15 septembre 2026, l’enlèvement d’une centaine de jeunes par des éléments de l’AFC/M23 au marché public de Kituku, dans le quartier Kyeshero. Selon cette structure, les victimes, dont des enfants de 8 à 9 ans, ont été embarquées de force dans des véhicules avant d’être conduites vers une destination inconnue.
Un enlèvement collectif au marché de Kituku
Vers 15 heures locales, des éléments de l’AFC/M23 ont procédé à l’arrestation de plusieurs jeunes au marché public de Kituku. Le Conseil communal de la jeunesse de Goma évoque une centaine de personnes, parmi lesquelles des enfants âgés de 8 à 9 ans. Les victimes ont été chargées dans six véhicules de marque Kamaz et deux Land Cruiser, selon la même source.
Jules Ngeleza, porte-parole de cette structure, a exprimé sa consternation face à ces agissements. « Le Conseil communal de la jeunesse de Goma est très consterné par l’agissement des éléments du M23 », a-t-il déclaré dans une dépêche. Il a précisé que les jeunes ont été « conduits vers une destination inconnue, ce qui nous amène à croire à un recrutement forcé ».
Une inquiétude grandissante parmi les familles
La disparition de ces jeunes suscite une vive inquiétude au sein des familles et de la communauté locale. Le Conseil communal de la jeunesse de Goma souligne que les proches des victimes sont sans nouvelles depuis l’incident. Aucune information n’a été communiquée sur le lieu de détention ou le sort réservé aux personnes enlevées.
Cette situation ravive les craintes liées aux pratiques de recrutement forcé attribuées à l’AFC/M23 dans la région. La structure de jeunesse appelle les organisations de défense des droits humains et la MONUSCO à intervenir pour obtenir la libération des jeunes. Elle insiste sur la nécessité d’une action rapide face à ce qu’elle qualifie de violation grave des droits fondamentaux.
Un appel à la mobilisation des institutions
Face à l’urgence, le Conseil communal de la jeunesse de Goma sollicite l’implication des acteurs humanitaires et des forces de maintien de la paix. La MONUSCO est spécifiquement citée comme un recours possible pour faire pression en faveur de la libération des personnes enlevées. Les organisations de défense des droits humains sont également invitées à documenter ces faits et à soutenir les familles.
La dépêche ne précise pas si des démarches officielles ont été engagées auprès des autorités locales ou des groupes armés. Le Conseil communal de la jeunesse de Goma se limite à lancer un appel à l’aide, tout en rappelant la vulnérabilité des jeunes dans un contexte sécuritaire déjà tendu au Nord-Kivu.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
