Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a exprimé mardi 15 septembre son soutien au dialogue national proposé par le chef de l’État, Félix Tshisekedi. Lors de l’ouverture de la session ordinaire de septembre, il a insisté sur la nécessité d’une démarche fondée sur la raison, le respect de la souveraineté et la recherche d’un consensus entre les différentes composantes de la société congolaise.
Cette prise de position intervient alors que le pays fait face à une situation sécuritaire préoccupante dans l’Est, avec la poursuite du conflit impliquant l’AFC/M23. Le dialogue national est présenté comme un cadre de recherche de solutions aux crises que traverse la République démocratique du Congo.
Un appel à la raison et au respect des institutions
Dans son discours, Aimé Boji Sangara a souligné que le dialogue patriotique doit reposer sur la force de la raison et du bon sens. Il a affirmé que cette démarche doit s’inscrire dans le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des institutions de la République. Cette position vise à rassurer sur le caractère inclusif et institutionnel du processus.
Le président de l’Assemblée nationale a également invité les partenaires internationaux de la RDC à accompagner cette dynamique avec bienveillance, tout en insistant sur le caractère congolais de l’initiative. Selon lui, le dialogue doit être conduit par les Congolais et dans le respect de la souveraineté nationale.
Le rôle attendu des confessions religieuses
Aimé Boji Sangara a spécifiquement mentionné l’Église catholique et l’Église protestante du Congo, porteuses d’une initiative dénommée « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble dans les Grands Lacs ». Ces confessions religieuses ont affiché des réserves à l’égard du schéma de dialogue national proposé par Félix Tshisekedi.
Le président de l’Assemblée nationale a estimé que ces institutions ont une responsabilité importante dans la construction du consensus national. Il les a appelées à accompagner le processus dans un esprit d’apaisement, de vérité et de réconciliation, pour l’intérêt supérieur de la nation.
Un contexte politique divisé
Le débat autour du dialogue national divise les acteurs politiques, sociaux et religieux. Si une partie de l’opposition soutient l’initiative de Félix Tshisekedi, la majorité au pouvoir s’est montrée réservée à l’égard du « Pacte social » porté par les confessions religieuses.
La question demeure de savoir quelle place sera accordée à ces dernières dans le dialogue initié par le chef de l’État. Il reste à voir si la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) accepteront d’y jouer le rôle qui pourrait leur être proposé.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
