AccueilActualitéSantéMarche C64 : Muyaya accuse l’opposition de manipulation

Marche C64 : Muyaya accuse l’opposition de manipulation

La marche de la Coalition Article 64 (C64), organisée mardi 15 septembre dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo contre tout projet de changement de la Constitution, a été marquée par des rassemblements à Kinshasa et des incidents en provinces. Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a réagi en accusant l’opposition de recourir à la manipulation, tandis que des arrestations et des dispersions ont été signalées à Kananga et Lubumbashi.

Une mobilisation contrastée à Kinshasa et en provinces

À Kinshasa, la présence policière a été renforcée à plusieurs endroits stratégiques, mais les activités se sont déroulées normalement dans plusieurs quartiers. Des militants de l’opposition se sont rassemblés à l’Échangeur de Limete, arborant leurs drapeaux et chantant. Le chef de la police de la ville-province, Israël Bankulu Kantu, s’est rendu sur place pour veiller au maintien de l’ordre. À Bandalungwa, des partisans d’Ensemble pour la République ont marché depuis le pont Makele en direction du rond-point Moulaert, point de rassemblement prévu de la C64.

En provinces, la situation a été plus tendue. À Matadi, dans le Kongo-Central, des centaines de militants se sont rassemblés au rond-point Simon Kimbangu, mais les forces de l’ordre les ont empêchés de démarrer la manifestation. Ils prévoyaient de se rendre à l’Assemblée provinciale pour y déposer un mémorandum. À Gemena, dans le Sud-Ubangi, la marche n’a pas eu lieu, interdite par les autorités provinciales à la suite de la déclaration de l’épidémie de maladie à virus Ebola.

Arrestations et usage de gaz lacrymogènes à Kananga et Lubumbashi

À Kananga, au Kasaï-Central, la marche avait été interdite par la maire pour des raisons sécuritaires. Un dispositif sécuritaire avait été déployé dès le matin au rond-point Notre-Dame. À 9h30, la police a dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogènes. Un cadre du parti Ensemble pour la République et plusieurs militants ont été arrêtés alors qu’ils se dirigeaient vers le rond-point Notre-Dame depuis le siège du parti Alliance pour le Changement de Jean-Marc Kabund.

À Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, la situation était calme dans la matinée, avec écoles et commerces ouverts. Au Square Forrest, quelques députés d’Ensemble pour la République et des militants se sont rassemblés avant d’être dispersés par la police. Des sources sécuritaires font état d’une vingtaine de militants arrêtés lors de la manifestation. Le député Khiller Mubambe, également interpellé, a été relâché. Les mêmes sources affirment qu’aucun mort n’a été enregistré.

Patrick Muyaya dénonce des méthodes de manipulation

Lors d’un briefing, le porte-parole du gouvernement a dénoncé la circulation de faux communiqués sur les réseaux sociaux appelant les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école en marge de la manifestation. « Vous aviez tous vu ces faux communiqués qui ont circulé hier pour dire que les enfants ne devaient pas aller à l’école », a déclaré Patrick Muyaya, estimant que ces messages visaient à semer la peur dans la tête des parents.

Le ministre a également accusé certains acteurs de l’opposition de recourir à des méthodes qu’il a comparées à celles du Rwanda et du M23. « Je pense que l’opposition ne doit pas imiter les méthodes du père et du fils, donc le Rwanda et du M23, qui excellent dans la manipulation et les mensonges », a-t-il affirmé. Il a salué le professionnalisme de la police face à ce qu’il a présenté comme des provocations et a annoncé qu’un rapport devait être établi par les autorités compétentes.

Un appel au dialogue national

Patrick Muyaya a enfin appelé les acteurs de l’opposition à rejoindre le processus de dialogue national initié par le président Félix Tshisekedi. « La démocratie nous autorise à nous opposer, mais la patrie nous interdit de nous déchirer », a-t-il déclaré. La C64, de son côté, maintenait sa mobilisation, estimant que l’interdiction de la marche violait le droit de manifester garanti par la Constitution.

A lire aussi : Kinshasa : Fayulu accuse Tshisekedi de guet-apens à la marche C64 ; Patrick Muyaya inspecte les chantiers de la FUNA à Kinshasa

Article Ecrit par Amissi G

Sources: mediacongo.net, radiookapi.net

Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Are you human? Please solve:Captcha


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

RDC : dialogue sous tension, budget 2027 et riposte Ebola au cœur de l’actualité

La journée du 15 septembre 2026 en RDC a été marquée par des tensions politiques autour du dialogue national, le dépôt du budget 2027, la riposte contre Ebola à Butembo et la reprise du trafic à Walikale. Retour sur les faits saillants.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques