Martin Fayulu a annoncé, mercredi 16 septembre, le dépôt d’une plainte contre le président Félix Tshisekedi, son gouvernement et l’Hôtel de ville de Kinshasa. Cette démarche fait suite aux violences survenues en marge de la marche organisée la veille par la coalition C64 contre tout projet de changement de la Constitution.
Le président de l’ECiDé s’est exprimé devant la presse à l’issue de la mobilisation. Il a évoqué des blessés et de possibles pertes en vies humaines, sans avancer de bilan précis. Il attribue les violences à la Force du progrès, un groupe de militants se réclamant du camp présidentiel.
Une plainte nationale et internationale annoncée
Martin Fayulu a indiqué vouloir saisir les juridictions nationales ainsi que des instances internationales. Selon ses déclarations, la plainte vise le chef de l’État, le gouvernement et l’autorité urbaine de Kinshasa. Il a accusé Félix Tshisekedi d’avoir tendu un piège aux opposants dans le but de les éliminer physiquement.
« Félix Tshisekedi nous a tendu un piège, c’est un attentat prémédité, il voulait nous tuer », a-t-il déclaré. Il a également annoncé la publication prochaine d’autres activités de terrain pour s’opposer à ce qu’il qualifie de volonté du président de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat.
Des versions divergentes sur le déroulement de la marche
Les récits de la journée du 15 septembre diffèrent selon les sources. L’Agence congolaise de presse rapporte une appréciation positive de la Police nationale congolaise, qui présente l’encadrement de la marche à Kinshasa comme globalement réussi et sans incident majeur. Cette version contraste avec celle avancée par les organisateurs et plusieurs responsables de l’opposition.
Delly Sesanga, autre figure de la C64, a qualifié la marche de « guet-apens ». Il met en cause des éléments de la Police et de la Force du progrès dans les violences rapportées. Le Potentiel souligne ainsi la question de l’encadrement des manifestations et de la neutralité des forces chargées du maintien de l’ordre.
Un bilan contesté et des suites judiciaires attendues
Les faits rapportés sur le terrain font état de rassemblements à Kinshasa et d’incidents ou de dispersions dans plusieurs autres villes. Le Phare parle d’un « fiasco retentissant » à Kinshasa, estimant que les rassemblements prévus à l’Échangeur de Limete et au rond-point Moulaert n’ont réuni qu’un nombre limité de participants après plusieurs heures d’attente.
À l’inverse, Congo Nouveau présente la mobilisation comme le possible point de départ d’un front plus large de l’opposition contre Félix Tshisekedi. Le Nouvel Observateur retient le calme relatif observé dans la capitale, tout en faisant état de critiques concernant l’intolérance politique et des arrestations signalées dans certaines provinces.
La plainte annoncée par Martin Fayulu n’a pas encore été formellement déposée. Aucune juridiction nationale ou internationale n’a confirmé avoir été saisie à ce stade. Les prochaines étapes judiciaires restent à préciser.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Sources: radiookapi.net, actu30.cd
