Le député national Éric Tshikuma, élu de la circonscription de la Funa à Kinshasa, a officiellement saisi le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani. La démarche, datée du lundi 14 septembre 2026, vise à obtenir des mesures concrètes en matière d’assainissement et de sécurité dans la capitale congolaise.
Une demande formelle adressée au ministère de l’Intérieur
À l’issue de ses vacances parlementaires, l’élu de la Funa a transmis une correspondance au vice-Premier ministre. Il y sollicite un renforcement urgent des moyens matériels des communes et de la Police nationale congolaise (PNC). La requête porte sur deux volets distincts : l’assainissement urbain et la capacité opérationnelle des forces de l’ordre. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire et de la représentation des intérêts de la population de Kinshasa, confrontée à des défis récurrents en matière de salubrité et de sécurité.
Des équipements ciblés pour les 24 communes de Kinshasa
Sur le plan de l’assainissement, Éric Tshikuma propose de doter chacune des 24 communes de Kinshasa d’un ensemble d’équipements destinés à améliorer la gestion des déchets et la salubrité publique. Il cite notamment les tricycles, camions-bennes et tractopelles, ainsi que d’autres matériels adaptés aux besoins spécifiques des communes. Pour l’élu, le renforcement des capacités matérielles des entités territoriales constitue une condition importante pour améliorer durablement la salubrité dans les différents quartiers de Kinshasa. La proposition vise à répondre à un déficit d’équipements qui limite l’efficacité des services communaux dans la collecte et le traitement des ordures.
Mobilité et intervention de la PNC en zone urbaine
Concernant la sécurité, le député recommande l’affectation de motos, de véhicules utilitaires d’intervention rapide et de véhicules-fourgons aux commissariats et sous-commissariats de la PNC. L’objectif est de permettre aux éléments de la police d’améliorer leur mobilité et leur capacité d’intervention, particulièrement dans les quartiers où les difficultés de déplacement peuvent retarder les interventions. Cette demande s’appuie sur le constat que les unités de police disposent souvent de moyens de transport insuffisants pour couvrir l’ensemble du territoire urbain, ce qui affecte la rapidité de leur réponse aux incidents.
Modernisation des infrastructures et services publics
Au-delà des équipements roulants et du matériel d’assainissement, Éric Tshikuma plaide pour la modernisation des infrastructures policières et la réhabilitation des maisons communales. Ces infrastructures constituent, selon lui, des espaces essentiels à l’exercice de l’autorité de l’État et à la fourniture des services publics aux citoyens. La réhabilitation des maisons communales est présentée comme un levier pour renforcer la présence de l’administration locale et améliorer les conditions d’accueil des usagers. De même, la modernisation des commissariats vise à offrir un cadre de travail plus adapté aux agents de la PNC, ce qui pourrait contribuer à une meilleure qualité du service rendu à la population.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
