La situation dans les prisons de l’Ituri illustre une réalité préoccupante : l’accès à l’alimentation et aux soins médicaux y demeure très limité. Selon des sources pénitentiaires contactées lundi 14 septembre 2026, les détenus font face à d’importantes difficultés de prise en charge, faute de subventions du Gouvernement central depuis plusieurs mois. Cette carence affecte directement la santé et la survie des personnes incarcérées, dans une province qui compte cinq prisons centrales, à Bunia, Aru, Mahagi, Mambasa et Djugu.
Une surpopulation qui aggrave les besoins essentiels
À la prison centrale de Bunia, plus de 2 300 détenus sont actuellement incarcérés, alors que l’établissement a une capacité d’accueil bien inférieure. Ce déséquilibre, observé aussi dans d’autres prisons de la province, complique l’organisation des repas et l’accès aux soins. Quand les effectifs dépassent largement les capacités prévues, chaque détenu reçoit moins de nourriture et moins d’attention médicale, ce qui augmente les risques de maladies et de tensions.
Le décès d’un détenu à Aru, déclencheur d’un mouvement de colère
La semaine dernière, un détenu est décédé des suites d’une maladie à la prison centrale d’Aru. En réaction, plus de 190 détenus se sont soulevés et ont endommagé les portes et les fenêtres de l’établissement. La police est intervenue pour rétablir l’ordre en procédant à des tirs de sommation. Selon des sources locales, un détenu aurait été tué au cours de cette intervention. Cet épisode montre comment le manque de soins peut conduire à des issues dramatiques et à des violences collectives.
Des détenus dépendants de l’aide extérieure pour survivre
Dans plusieurs prisons de l’Ituri, les responsables affirment ne disposer que de moyens limités pour assurer le fonctionnement quotidien. Faute de ressources suffisantes, de nombreux détenus dépendent du soutien de leurs familles pour se nourrir et accéder aux soins médicaux. Ceux qui ne bénéficient pas d’un appui familial vivent dans des conditions particulièrement difficiles. Pour survivre, ils comptent souvent sur l’assistance ponctuelle d’organisations caritatives, des églises ainsi que de certaines organisations nationales et internationales.
Un appel aux subventions pour améliorer les conditions de détention
Face à cette situation, les autorités pénitentiaires appellent le Gouvernement central à débloquer les subventions nécessaires afin d’améliorer les conditions de détention dans les prisons de l’Ituri et de garantir une meilleure prise en charge des détenus. Sans un financement régulier, les établissements ne peuvent pas assurer une alimentation suffisante ni des soins de base, ce qui expose les détenus à des risques sanitaires évitables. La réponse des autorités sera déterminante pour prévenir de nouvelles crises dans ces lieux de privation de liberté.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
