La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a demandé, lors de la 98e réunion du Conseil des ministres, un renforcement de la vigilance dans la riposte contre Ebola. Cette consigne intervient alors que les indicateurs épidémiologiques montrent une tendance à la baisse, mais que le risque de reprise demeure dans un contexte sanitaire fragile.
Une épidémie sous contrôle mais pas terminée
Selon le compte rendu de la réunion, les experts ayant participé à l’évaluation du 10 septembre 2026 ont conclu que l’épidémie est actuellement sous contrôle et que son pic a déjà été atteint. La diminution progressive du nombre de cas confirmés et la baisse des décès enregistrés appuient cette analyse. Toutefois, la Première ministre a invité tous les acteurs directement impliqués dans la riposte à redoubler de vigilance et d’efforts afin de maintenir la tendance baissière observée sur le terrain.
Une réunion stratégique multisectorielle
La réunion d’évaluation convoquée par Judith Suminwa a réuni les membres du Gouvernement directement impliqués dans la riposte, ainsi que plusieurs grands services de l’État, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise. Des établissements publics engagés dans la riposte ont également pris part à cette rencontre, organisée dans la continuité de l’évaluation des engagements sectoriels du gouvernement. Les discussions ont porté sur les opérations menées sur le terrain et les ressources mobilisées, ainsi que sur la collaboration avec les partenaires techniques et financiers.
Transparence financière exigée
Dans un souci de redevabilité, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a transmis à la Première ministre un rapport financier intérimaire sur l’utilisation des fonds mis à disposition par le Trésor public pour la riposte contre Ebola. Le compte rendu souligne que ces devoirs de redevabilité concernent, sans exception, toutes les structures engagées dans la riposte, qu’elles soient nationales ou internationales. Des mesures sont envisagées pour s’assurer que cette recommandation puisse être de stricte application, y compris pour les partenaires internationaux.
Un virus sans vaccin homologué
La République démocratique du Congo fait face à sa 17e épidémie de maladie à virus Ebola, provoquée par le virus Bundibugyo. Déclarée officiellement en mai 2026 dans la province de l’Ituri, cette flambée s’est progressivement étendue à plusieurs provinces du pays. Selon les autorités sanitaires et leurs partenaires, sept provinces et plus de 60 zones de santé sont désormais touchées. La souche Bundibugyo demeure particulièrement préoccupante, puisqu’il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé contre ce virus. La progression du virus intervient dans un contexte difficile, marqué par l’insécurité, les déplacements de populations et des capacités limitées dans certaines structures de santé, auxquels s’ajoutent des problèmes de confiance de certaines communautés.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
