Le bureau de l’Assemblée nationale a confirmé, dans un communiqué publié dimanche, l’ouverture de la session ordinaire de septembre ce mardi 15 septembre à 13 heures. La séance plénière se tiendra dans la salle des Congrès, précise le texte. Cette rentrée parlementaire intervient alors que l’opposition maintient un sit-in le même jour devant le Palais du peuple.
Un calendrier budgétaire sous tension
La session de septembre est principalement consacrée à l’examen du budget. Le gouvernement est attendu pour déposer le projet de loi de finances au plus tard le 15 septembre. L’Assemblée nationale dispose ensuite de quarante jours pour l’examiner et l’adopter. Mais ces délais sont régulièrement dépassés, selon une analyse d’Ebuteli. « L’enjeu sera donc, d’abord, de savoir si le Parlement parviendra cette fois à adopter le budget dans les délais prescrits », indique cette source.
Le respect de ce calendrier conditionne la bonne marche des institutions. Un retard dans l’adoption du budget peut entraîner des difficultés dans l’exécution des dépenses publiques. Les parlementaires devront donc faire preuve de diligence pour examiner le projet de loi de finances dans les délais constitutionnels.
La répartition des crédits en observation
Un autre enjeu budgétaire réside dans la répartition des crédits entre les institutions et les missions de l’État. Cette répartition pourrait opposer les différents acteurs autour des priorités du pays. Le niveau des crédits accordés à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sera notamment observé. Le budget permettra ainsi de mesurer si les engagements en faveur du respect du calendrier électoral sont accompagnés des moyens nécessaires.
Les discussions budgétaires pourraient révéler les rapports de force entre les institutions. La question des moyens alloués à la CENI est particulièrement sensible, alors que le pays se prépare à des échéances électorales. Les observateurs suivront de près les arbitrages rendus par les députés.
Un sit-in maintenu malgré les appels au report
La confirmation de la rentrée parlementaire intervient dans un contexte de mobilisation de l’opposition. Le député Augustin Kabuya avait invité le bureau à repousser l’heure de la rentrée afin d’éviter un possible affrontement. À ce stade, le bureau de l’Assemblée nationale maintient l’ouverture de la session à 13 heures. Aucun changement d’horaire n’a été annoncé.
La tenue simultanée de la séance plénière et du sit-in de l’opposition pourrait créer une situation de tension autour du Palais du peuple. Les autorités parlementaires n’ont pas communiqué sur d’éventuelles mesures de sécurité particulières. La journée de mardi s’annonce donc décisive pour la suite de la session budgétaire.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
