Le tribunal militaire de garnison de Matadi a condamné, vendredi 11 septembre 2026, le commissaire principal de police José Mbayi wa Mbayi à cinq ans de servitude pénale principale. Le verdict, rendu à l’issue d’un procès en flagrance, sanctionne des manquements aux consignes de service relatives à la sécurisation du commissariat et des armes placées sous sa responsabilité.
Une condamnation après trois jours de procès
Le procès, qui a duré trois jours, opposait le ministère public au commissaire principal José Mbayi wa Mbayi. L’officier de police avait été traduit devant la justice militaire au lendemain des incidents survenus à la maison communale de Matadi. Lors de ces événements, un motocycliste avait été tué par balle par un policier à la suite d’une altercation.
Après le tir mortel, les policiers assurant la garde des lieux ont été la cible de jets de pierres. Plusieurs vitres des bureaux de la maison communale ont été endommagées. Dans la foulée, tous les véhicules stationnés sur le site ont été incendiés. Les auteurs de ces actes de vandalisme n’ont toutefois pas encore été identifiés.
Un policier en fuite toujours recherché
Le policier impliqué dans la mort du motocycliste a pris la fuite et demeure introuvable. Il est toujours recherché afin de répondre de ses actes devant la justice. La condamnation du commissaire principal José Mbayi wa Mbayi porte sur des manquements distincts, liés à la sécurisation de son unité et des armes sous sa responsabilité.
Des suites judiciaires encore incertaines
À ce stade, rien n’indique encore si le commissaire principal José Mbayi wa Mbayi fera appel de cette condamnation. Par ailleurs, la commission chargée d’évaluer les dégâts matériels et de recenser les victimes poursuit l’examen des dossiers en vue de leur prise en charge.
Cette décision de justice intervient dans un contexte où la responsabilité des officiers de police en matière de sécurisation des infrastructures et des équipements est de plus en plus examinée. Le tribunal militaire de Matadi a ainsi rappelé que le respect des consignes de service constitue une obligation essentielle pour les commandants d’unité. La condamnation du commissaire principal José Mbayi wa Mbayi s’inscrit dans cette logique de reddition des comptes.
Les incidents de la maison communale de Matadi ont mis en lumière les risques liés à la gestion des armes et à la protection des lieux publics. La fuite du policier impliqué dans le tir mortel complique par ailleurs l’établissement des responsabilités. Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de localiser le suspect et de clarifier les circonstances exactes de l’altercation ayant conduit au décès du motocycliste.
La commission chargée d’évaluer les dégâts matériels et de recenser les victimes continue ses travaux. Son rapport devrait permettre de déterminer l’ampleur des destructions et d’identifier les personnes affectées. La prise en charge annoncée dépendra des conclusions de cette évaluation, qui n’ont pas encore été rendues publiques.
A lire aussi : Kongo-Central : sécurité à Matadi et stade Kitemoko au menu ; Matadi : motocycliste tué, véhicules incendiés à la maison communale
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
