Une attaque armée survenue le 9 septembre 2026 sur le tronçon reliant les villages de Maheta et Bikyaka, dans le groupement de Basimukindji II, a coûté la vie à deux personnes et entraîné la disparition d’une femme. L’information est rapportée par le Conseil local de la Jeunesse d’Itombwe (CLJI), qui alerte sur la présence de combattants du groupe Red Tabara dans cette zone du Sud-Kivu.
Un convoi pris pour cible sur un axe rural
Selon le CLJI, un convoi de dix personnes en provenance du village de Maheta et se dirigeant vers Lubumba via Bikyaka a été pris dans une embuscade tendue par des hommes armés. Le bilan provisoire fait état de deux morts : Mchakuzi, un jeune homme d’environ 29 ans, et un autre jeune homme, fils de M. Sukali, tous deux habitants de Maheta. Une femme est également portée disparue depuis l’incident.
Cette attaque illustre la vulnérabilité des populations civiles qui empruntent ces routes rurales pour leurs déplacements quotidiens. Le tronçon Maheta-Bikyaka, pourtant essentiel pour relier les villages et accéder aux services de base, devient un espace de danger permanent. Les habitants se retrouvent ainsi exposés à des risques majeurs lorsqu’ils tentent de rejoindre les centres urbains ou de fuir les zones de conflit.
Une insécurité persistante liée à la présence de Red Tabara
Le village de Bikyaka est situé au nord des collines de Kashongo, dans le territoire d’Itombwe. Le CLJI indique que cette zone connaît la présence de combattants du groupe Red Tabara, un groupe armé actif dans la région. Cette situation contribue à l’insécurité sur les axes routiers, rendant les déplacements des populations civiles particulièrement risqués.
La présence de ce groupe armé dans les environs de Bikyaka n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de tensions et d’affrontements entre belligérants qui affectent directement les communautés locales. Les conséquences pour les habitants sont multiples : restriction de la liberté de mouvement, difficultés d’accès aux champs, aux marchés et aux structures de santé, et un climat de peur permanent qui entrave le développement économique et social de la région.
Un appel à la sécurisation des voies de communication
Face à cette attaque, le Conseil local de la Jeunesse d’Itombwe appelle à la sécurisation des axes routiers et des voies de communication, notamment entre Maheta, Bikyaka et Lubumba, afin de permettre aux populations civiles de circuler librement et en toute sécurité. La structure plaide également pour le renforcement de la protection des populations civiles, conformément aux principes du droit international humanitaire et aux obligations de protection des personnes ne participant pas aux hostilités.
Cet appel intervient à un moment où les besoins de déplacement sont accrus, notamment en cette période de rentrée scolaire. Les familles doivent pouvoir envoyer leurs enfants à l’école sans craindre pour leur sécurité. Le CLJI insiste sur l’urgence d’agir pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines et garantir la libre circulation des personnes et des biens. La sécurisation de ces axes est présentée comme une condition essentielle pour rétablir la confiance et permettre un retour à une vie normale dans cette partie du Sud-Kivu.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
