Le Gouvernement provincial de Kinshasa a officiellement apporté son soutien aux familles des victimes de l’incendie de la salle des fêtes Panacée, survenu dans la nuit du 4 au 5 septembre 2026 à Lingwala. Le jeudi 10 septembre, le vice-gouverneur Eddy Iyeli Molangi a présidé une réunion avec la Commission de crise et les représentants des familles touchées, marquant une étape concrète dans la prise en charge des conséquences de ce drame qui a fait au moins 14 morts et 22 blessés.
Cette rencontre intervient alors que les proches des victimes attendaient des réponses et un accompagnement. En l’absence du gouverneur Daniel Bumba, en mission, Eddy Iyeli Molangi a transmis les condoléances de l’exécutif provincial et réaffirmé la détermination des autorités à établir les circonstances exactes de l’incendie. Un engagement qui soulève une question centrale : comment transformer cette compassion affichée en mesures durables pour les familles endeuillées et les blessés ?
Un soutien financier pour les funérailles
À l’issue de la réunion, une assistance financière a été remise à chacune des familles des victimes. Cette aide vise à contribuer à la prise en charge des funérailles, un besoin immédiat et concret pour des proches souvent démunis face à l’urgence. Le geste, bien que circonscrit, répond à une attente sociale forte : permettre aux familles d’organiser dignement les obsèques de leurs défunts sans être seules face aux coûts.
Le Gouvernement provincial a ainsi réaffirmé sa volonté de rester aux côtés des familles endeuillées et des blessés. Mais au-delà de l’aide ponctuelle, c’est la question du suivi qui se pose. Les blessés, au nombre de 22, nécessitent des soins dont la durée et le coût ne sont pas précisés. L’assistance annoncée couvre-t-elle également leur prise en charge médicale ? La source ne le mentionne pas, laissant une zone d’ombre sur l’étendue réelle du soutien provincial.
La promesse d’une enquête sur les causes
Eddy Iyeli Molangi a assuré que les autorités provinciales restaient déterminées à établir les circonstances et les causes de l’incendie. Cette promesse de transparence est cruciale pour les familles, qui cherchent à comprendre comment un tel drame a pu se produire dans une salle des fêtes. Le vice-gouverneur a promis un suivi rapproché de l’évolution de la situation et des démarches engagées, sans toutefois donner de calendrier précis.
Pour les citoyens de Lingwala et de Kinshasa, cette enquête revêt un enjeu de sécurité publique. Si des manquements sont identifiés, ils pourraient conduire à des mesures préventives pour éviter qu’un tel incendie ne se reproduise. Mais en l’absence de détails sur les investigations en cours, la prudence reste de mise. Les familles, elles, attendent des réponses qui tardent à venir.
Un accompagnement à consolider
La réunion du 10 septembre marque une première réponse institutionnelle, mais elle ne clôt pas le chapitre. Le Gouvernement provincial a réaffirmé sa volonté de poursuivre les démarches visant à faire toute la lumière sur cet incendie meurtrier. Reste à savoir si cette volonté se traduira par des actes concrets : publication des conclusions de l’enquête, suivi médical des blessés, accompagnement psychologique des familles.
Dans un contexte où la confiance entre les citoyens et les institutions est souvent fragile, la gestion de cette crise est un test. Les proches des victimes, eux, oscillent entre le deuil et l’attente. L’aide financière apportée est un premier pas, mais elle ne saurait remplacer une prise en charge globale et transparente. Le Gouvernement provincial de Kinshasa est désormais attendu sur la durée.
A lire aussi : Incendie à la salle Panacée à Kinshasa: bilan provisoire de 12 morts ; Après l’incendie de Panacée, Kinshasa contrôle les salles de fêtes
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
