Les affrontements entre les wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23 ont connu un nouveau rebondissement dans le groupement Nyamaboko 1er, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Mardi 8 septembre, les combats ont abouti à la reprise par les wazalendo des villages de Rutoboko et Kibahemula, récemment passés sous le contrôle de l’AFC/M23. Cette évolution illustre la volatilité d’une zone où le contrôle territorial change rapidement, avec des conséquences directes pour les populations civiles.
Selon plusieurs sources locales, les wazalendo ont lancé une offensive contre les positions tenues par les rebelles dans cette zone stratégique. Au terme des affrontements, ils sont parvenus à déloger les rebelles de Rutoboko, avant de reprendre également le contrôle de Kibahemula. Ces localités se trouvent dans un secteur disputé, considéré comme un axe reliant différentes zones de Masisi et de Walikale, ce qui explique l’intensité des combats.
Un contrôle territorial encore disputé
Malgré la reprise de Rutoboko et de Kibahemula, le centre commercial de Humura reste sous le contrôle de l’AFC/M23, selon les mêmes sources. Cette situation montre que la ligne de front demeure mouvante et que les gains territoriaux ne sont pas définitifs. Le groupement Nyamaboko 1er est ainsi le théâtre d’une lutte d’influence entre les deux camps, chacun cherchant à sécuriser ses positions et à contrôler les voies de communication.
Ce mercredi 9 septembre, un calme relatif est observé dans la zone, les armes s’étant tues après les combats de la veille. Toutefois, les informations disponibles ne permettent pas encore d’établir un bilan précis des affrontements, tant sur le plan humain que matériel. L’absence de données vérifiées rend difficile l’évaluation des pertes et des dégâts, mais elle souligne la nécessité d’un suivi attentif de la situation.
Une population civile exposée aux changements de contrôle
Les mouvements de troupes et les changements de contrôle de certaines localités continuent d’alimenter l’inquiétude parmi les populations civiles. Dans ce contexte, les habitants de Masisi et des zones voisines vivent dans une incertitude permanente, exposés aux risques liés aux affrontements et aux déplacements forcés. La reprise de villages par les wazalendo peut offrir un répit temporaire, mais elle ne garantit pas une stabilisation durable.
La situation reste à surveiller dans cette partie du territoire de Masisi, où les dynamiques de conflit évoluent rapidement. Les autorités et les acteurs humanitaires devront suivre de près l’évolution du contrôle territorial pour anticiper les besoins des populations et prévenir de nouvelles violences. En attendant, le calme relatif observé ce mercredi offre une fenêtre d’observation, mais ne doit pas masquer la fragilité de la sécurité dans la région.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
